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Pierre Karl Péladeau au lancement de l’IRAI

À peine lancé, l’institut de recherche sur l’indépendance planche déjà sur plusieurs projets

POL-LANCEMENT DE L'IRAI
Photo Agence QMI, MARTIN ALARIE L’ex-chef du Parti québécois Pierre Karl Péladeau était attendu de pied ferme par les journalistes jeudi lors de sa première apparition publique depuis le mois de mai.

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L’ex-chef du Parti québécois (PQ) Pierre Karl Péladeau a fait très peu de commentaires jeudi lors de sa première sortie publique fort attendue depuis sa démission en mai.

«Je suis très heureux d’être ici avec des amis, avec des hommes et des femmes qui ont l’intention de travailler avec assiduité et beaucoup de conviction pour faire en sorte qu’on fasse avancer les travaux sur l’indépendance», a-t-il déclaré, juste avant le lancement de l’Institut de recherche sur l’autodétermination des peuples et les indépendances nationales (IRAI), dont il est administrateur.

L’ancien chef du PQ est ensuite resté discret et a refusé de répondre aux questions des nombreux journalistes.

POL-LANCEMENT DE L'IRAI
Photo MARTIN ALARIE, AGENCE QMI

Le président de l’IRAI et ancien péquiste, Daniel Turp, n’a pas manqué de souligner le soutien «généreux» de M. Péladeau pour le «démarrage de l’Institut» et son implication importante comme idéateur du projet.

Près de 250 personnes, dont trois des quatre candidats à la chefferie du PQ, Martine Ouellet, Jean-François Lisée et Paul St-Pierre Plamondon, y étaient.

À peine lancé, le nouvel Institut «non partisan» planche déjà sur trois projets de recherche, dont les résultats seront connus au printemps prochain.

«Disons-le, le projet d’indépendance a vieilli depuis les années 60 et les référendums de 1980 et 1995. J’ai la conviction qu’il n’y aura pas de relance du mouvement souverainiste sans un nouvel élan», a dit la présidente de OUI Québec, Claudette Carbonneau, lors du lancement de l’Institut, jeudi.

Un laboratoire

Laboratoire d’idées, l’IRAI veut réaliser et diffuser des études sur la question de l’indépendance nationale autant au Québec que dans le monde.

Une première recherche entreprise au début du mois tentera d’examiner le rapport des jeunes adultes québécois à l’indépendance du Québec.

«On nous dit que l’indépendance est dépassée, mais ce qui se passe dans d’autres pays en ce moment nous prouve le contraire», explique M. Turp.

<b>Daniel Turp</b><br /><i>Président IRAI</i>
Photo Agence QMI, MARTIN ALARIE
Daniel Turp
Président IRAI

Il considère que trop peu d’études comparatives ont été faites pour mettre en relief le mouvement souverainiste québécois et d’autres initiatives du genre dans le monde, comme en Catalogne et en Écosse.

Un tout autre projet de l’IRAI se concentrera pour sa part sur l’économie d’un Québec indépendant.

Selon la directrice générale de l’Institut, Geneviève Baril, l’IRAI ne manquera pas d’idées. Une vingtaine d’autres sujets mériteraient déjà des recherches plus avancées, estime-t-elle.