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Pétrole: 10 milliards $ de pertes pour le Canada en 2016

Sables bitumineux
Photo d'archives

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OTTAWA – Après avoir perdu 11 milliards $ en 2015, l'industrie canadienne du pétrole se dirige vers une autre année difficile. Pour une deuxième année consécutive, le Canada devrait enregistrer une perte avant impôts de 10 milliards $ en 2016 selon un rapport publié mardi par le Conference Board du Canada.

La production pétrolière va également reculer au Canada et enregistrer une baisse, la première depuis 2008.

«L’industrie devrait revenir en territoire positif au cours de la seconde moitié de 2017, alors que les prix devraient remonter graduellement, selon les prévisions, dans un contexte d’un marché plus équilibré», a indiqué l’économiste Carlos A. Murillo du Conference Board.

Le contexte moins florissant en matière de profitabilité se traduit aussi par des investissements moins élevés. Pour 2015, la chute des investissements est évaluée à près de 25 milliards $ et cette diminution se poursuit. Selon le Conference Board, sur un horizon allant de 2014 à 2017, la diminution des investissements pourrait atteindre les 38 milliards $.

Tous ces reculs se traduisent par des réactions en chaîne: moins d’investissement et moins de production. Cette année, le recul sera d’environ 1 %, une situation qui s’explique par les conditions du marché, les investissements moindres, mais aussi par les arrêts de production causés par les feux de forêt dans la région de Fort McMurray, ce printemps.

Une éclaircie semble poindre pour 2017. Le recul de production combiné à un maintien, voire une hausse de la demande, fera en sorte de rééquilibrer le marché. Ce jeu de l’offre et de la demande devrait aussi permettre aux prix de croître, ce qui apportera aussi de l’oxygène à l’industrie.

En dépit de ces perspectives somme toute positives, si les stocks restent élevés et si l’incertitude d’un point de vue macro-économique persiste, tous les risques ne seraient alors pas écartés.

Un accord signé en septembre par les pays membres de l’OPEP, afin que ceux-ci limitent leur production afin d’aider à la conjoncture, est une autre promesse pour laquelle le Conference Board du Canada conclut qu’il faudra encore que ces «mots se traduisent en action».