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GSP, le gymnaste

Richard Crépin, Nadia Comaneci et Georges St-Pierre lors de la conférence de presse annonçant la tenue à Montréal des 47es Championnats du monde de gymnastique artistique.
Photo Sébastien St-Jean Richard Crépin, Nadia Comaneci et Georges St-Pierre lors de la conférence de presse annonçant la tenue à Montréal des 47es Championnats du monde de gymnastique artistique.

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Si Nadia Comaneci peut sembler une porte-parole toute désignée pour les Championnats du monde de gymnastique artistique, la présence de Georges St-Pierre comme ambassadeur de l’événement peut paraître plus curieuse.

Et pourtant. Le combattant québécois pratique ce sport depuis plus de six ans, sous les conseils du professeur et entraîneur Patrick Beauchamp.

«Surtout à des fins thérapeutiques et pour le plaisir, car ça m’aide beaucoup dans les arts martiaux mixtes», a-t-il expliqué mercredi, après la conférence de presse.

«GSP» s’est aperçu des bienfaits de la gymnastique au fil des séminaires qu’il donnait à l’époque. «J’ai remarqué que chaque fois que j’enseignais à des élèves qui n’avaient jamais fait d’arts martiaux mixtes avant, les meilleurs étaient toujours ceux qui avaient fait de la gymnastique par le passé», a pointé St-Pierre.

Pour St-Pierre, les gymnastes sont les sportifs qui possèdent les plus grandes qualités athlétiques. Voilà ce qui l’a le plus interpellé dans cette discipline.

«J’ai pris beaucoup d’amplitude de mouvement. Mes qualités athlétiques se sont beaucoup développées. Je n’ai qu’un seul regret: j’aurais dû commencer ça beaucoup plus tôt», a-t-il confié.

Visibilité

Et au-delà de son engouement pour la gymnastique, GSP dresse un parallèle entre ce sport et le sien, depuis quelques années.

«Je trouve dommage que la gymnastique n’ait pas plus de visibilité ici, a mentionné l’athlète de Saint-Isidore. Comme athlète, je comprends cette réalité. Quand j’ai commencé les arts martiaux mixtes, je n’avais pas beaucoup d’attention et je voulais faire connaître mon sport.»

Si son nom, maintenant bien connu ici et ailleurs, peut aider à faire parler des Championnats du monde au cours de la prochaine année, St-Pierre s’en réjouira.

«Utiliser mon nom pour promouvoir l’événement, ça me rend extrêmement heureux», a-t-il ajouté.

Des nouvelles très bientôt ?

Que fera Georges St-Pierre dans les mois à venir? Le combattant ne voulait pas trop aborder le sujet mercredi, mais il a tout de même admis que la réponse à cette question devrait être connue la semaine prochaine.

«Il y a beaucoup de choses qui se passent en ce moment. Je ne peux pas trop en parler, mais vous allez avoir des nouvelles la semaine prochaine. Il y a des choses délicates qui se brassent en ce moment même», a déclaré le Québécois de 35 ans.

Mûr pour un retour

GSP était venu parler de gymnastique et de son implication auprès des Championnats du monde de Montréal, mais évidemment, dur de ne pas aborder avec lui les questions entourant son retour dans l’octogone.

Il y aura bientôt trois ans que l’ancien champion des mi-moyens de l’UFC est en pause. En juin dernier, St-Pierre a déclaré être mûr pour un retour.

«J’aime mon sport et je pense être encore à mon mieux actuellement. Le temps avance et je ne rajeunis pas. Je suis au sommet de ma carrière et si j’ai encore une chance d’atteindre un but, ce serait préférable de le faire maintenant et rapidement», avait-il dit dans le cadre d’une émission de radio.

«Oui, je suis prêt, c’est exactement ce que je dis», avait renchéri St-Pierre.

Toronto en décembre

St-Pierre pourrait même être prêt à temps dès décembre, alors que se tiendra l’UFC 206 à Toronto.

Du point de vue des règles de l’UFC, du moins. GSP a reconnu qu’il répondait aux critères de l’organisation quant aux contrôles antidopage, lui qui est de nouveau disponible pour en subir depuis quelques semaines.

En fait, de l’aveu même de St-Pierre, la date de sa disponibilité «tombe pile» avec celle requise pour prendre part à l’événement torontois.

«C’est peut-être une coïncidence, peut-être que non. On va voir», a-t-il laissé entendre.