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Elle veut aller se faire soigner en Ontario

Atteinte d’un cancer du poumon de stade IV avec métastases, son corps ne supporte pas les traitements d’ici

Brigitte Guibord veut se tourner vers une clinique de Toronto, où est proposée une approche intégrative, qui consiste à utiliser d’autres médicaments pour lutter contre la maladie.
Brigitte Guibord veut se tourner vers une clinique de Toronto, où est proposée une approche intégrative, qui consiste à utiliser d’autres médicaments pour lutter contre la maladie.

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Une femme de Québec, à qui le système de santé offre des soins de fin de vie, sollicite des dons pour aller faire traiter son cancer dans une clinique ontarienne.

Brigitte Guibord, une résidente de Québec, a reçu son diagnostic il y a un peu plus d’un an. Rapidement, elle a entrepris des traitements ciblés pour limiter l’étendue des dégâts, mais son système nerveux s’est mis à mal réagir et elle n’a pas eu d’autre choix que d’arrêter ces traitements malgré les résultats.

La dame de 44 ans a alors demandé à ses médecins d’avoir accès à l’immunothérapie, mais ce type de traitement lui a été refusé parce qu’elle ne correspondait pas aux critères.

En fait, dans le système de santé québécois, la seule solution qui lui est offerte, c’est des soins palliatifs.

C’est pourquoi elle souhaite se tourner vers une clinique de Toronto, où un médecin propose une approche intégrative, consistant à utiliser d’autres médicaments pour lutter contre la maladie.

Bien que cette solution soit approuvée par Santé Canada, ce type de traitement n’est pas offert au Québec et il n’est pas remboursé par la Régie de l’assurance-maladie du Québec (RAMQ).

Selon elle, il y a des «craques dans le système» puisqu’elle sait que d’autres traitements sont disponibles ailleurs qui peuvent lui donner une chance, mais que rien ne lui a été offert.

«On est dans un cul-de-sac, on tourne en rond, c’est même écrit dans mon dossier médical.»

«S’il y a des chances pour moi ailleurs alors c’est sûr que je vais tout faire pour y aller!» s’exclame-t-elle.

Des ressources difficiles à avoir

Avant de tomber malade, Brigitte Guibord était travailleuse autonome. Sans assurance et n’ayant pas droit au chômage, elle et son fils ont dû retourner vivre chez sa mère le temps de soigner sa maladie.

Bien que des ressources gouvernementales soient disponibles, les démarches pour y accéder sont complexes, note Mme Guibord et elle doit se tourner vers la générosité des gens pour obtenir des fonds pour poursuivre ses traitements.

Campagne de sociofinancement

Actuellement, Brigitte Guibord est en campagne de sociofinancement pour pouvoir aller se faire soigner.

Le 4 octobre dernier, la femme de 44 ans a appris que la maladie s’était propagée à son cerveau.

Les médecins lui proposent de traiter cette avancée par la radiothérapie, en précisant que cela n’aurait pas d’influence sur son cancer du poumon.

Mme Guibord affirme que les médecins québécois ont toujours été très professionnels avec elle et qu’elle est simplement dans une impasse au Québec.

«Je n’ai pas senti que je n’étais pas appuyée au Québec, mais ce n’est pas ce que je veux comme traitement. En quelque sorte, c’est un peu comme si les médecins avaient les mains liées parce qu’ils ne m’offrent que ce qu’ils peuvent m’offrir.»

Cliquez ici pour participer à sa campagne de sociofinancement