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Un rendez-vous attendu

Les Carabins recevront le Rouge et Or samedi après-midi

Conférence de presse Carabins
photo Ben Pelosse «Ces trois dernières années, la plupart des matchs contre eux se sont décidés dans les dernières secondes, le dernier jeu ou en prolongation», rappelle l’entraîneur-chef des Carabins, Danny Maciocia, au sujet des affrontements contre le Rouge et Or.

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Après une semaine de congé, les Carabins de l’Université de Montréal sont prêts à entamer le dernier droit de leur saison, au cours de laquelle ils n’ont toujours pas connu la défaite. C’est d’ailleurs avec impatience qu’ils attendent leurs prochains rivaux, le Rouge et Or de l’Université Laval, qu’ils affronteront samedi après-midi au CEPSUM.

«On a tous hâte. C’est toujours spécial de jouer contre le Rouge et Or. Ces trois dernières années, la plupart des matchs contre eux se sont décidés dans les dernières secondes, le dernier jeu ou en prolongation. Chaque fois, je me dis que les grands gagnants, ce sont les partisans», a dit l’entraîneur-chef des Carabins, Danny Maciocia.

La rencontre entre les deux meilleures équipes du Réseau du sport étudiant du Québec soulève un grand engouement. Depuis lundi, tous les billets ont trouvé preneur. «Jouer à guichets fermés, avec la foule derrière nous, c’est toujours une expérience incroyable. On a très hâte de vivre ce moment», a poursuivi Maciocia.

Ils pourraient être champions

En quête d’une sixième victoire consécutive, les Carabins pourraient s’assurer dès samedi de conclure la saison au sommet du classement. Ce faisant, les doubles champions en titre de la Coupe Dunsmore obtiendraient l’avantage du terrain pour les matchs éliminatoires. Pour la première fois depuis 2004, la finale provinciale pourrait avoir lieu à Montréal.

Même si l’équipe connaît l’une des meilleures campagnes de son histoire, Maciocia préfère se concentrer sur le Rouge et Or.

«On sait qu’ils vont se présenter et essayer de dominer la ligne de mêlée, que ce soit avec leur ligne d’attaque ou leur ligne défensive. Ils ont de bons porteurs de ballon et un bon quart. On devra absolument maintenir notre niveau de jeu tout au long du match si on veut l’emporter», a indiqué Maciocia.

L’état des troupes

La formation montréalaise pourrait toutefois être fort différente de celle qui avait défait le Rouge et Or en ouverture de saison au PEPS de l’Université Laval. Il y a deux semaines, à Sherbrooke, plusieurs joueurs des Carabins n’ont pu conclure l’affrontement contre le Vert & Or en raison de blessures.

C’est le cas notamment du quart Samuel Caron, qui a dû céder sa place à Pierre-Luc Varhegyi.

De plus, la présence du maraudeur François Hamel, des demis de coin Jordan Perrin et Zacary Alexis et du demi défensif David Deschamps est tout aussi incertaine.

«Mentalement, on est tous en santé», a rigolé Maciocia, qui préfère attendre avant de dévoiler la composition de son équipe pour samedi. Malgré tout, la confiance règne.

«Il y a tellement de profondeur dans cette équipe. Les gars y croient et sont prêts à saisir leur chance quand elle se présente. Ils font preuve de caractère et d’une grande force mentale», a conclu Maciocia.

 

Confiants et sans complexes

 

Certains avaient prévenu Danny Maciocia à son arrivée à la barre des Carabins de Montréal en 2010. Insuffler à la formation montréalaise une mentalité de gagnant? Impossible.

Six ans plus tard, ce sont des Bleus métamorphosés qui s’apprêtent à recevoir le Rouge et Or de l’Université Laval. Même décimés par les blessures, ils n’ont aucun complexe face à leurs grands rivaux de Québec.

«Peu importe qui on aligne, je suis confiant qu’on peut gagner. Notre grande force, c’est la profondeur», a lancé le joueur de ligne défensive Jonathan Boissonneault-Glaou. Des propos soutenus par le secondeur Frédéric Chagnon.

«Sur le terrain, que ce soit un joueur de première ou de quatrième année, de première ou de quatrième ligne, on a confiance en lui, a indiqué Chagnon. On sait qu’il va faire le travail.»

L’identité de l’adversaire fait peu de différence selon Chagnon. «Qu’on affronte le Rouge et Or ou une autre équipe, ça ne change rien à notre préparation et à notre approche. On respecte toutes les équipes. C’est comme ça qu’on arrive à offrir nos meilleures performances et à obtenir les résultats qu’on veut.»

Ambiance décontractée

Bien qu’ils connaissent une saison exceptionnelle, les joueurs des Carabins ne se laissent pas affecter outre mesure par les enjeux. Quant à leur nouveau statut de favoris, ils s’en acquittent plutôt bien.

«On a du fun et l’ambiance est décontractée dans le vestiaire. Tout le monde est détendu, a précisé Chagnon. On reste concentré, on ne regarde pas trop loin en avant et on ne s’enfle pas la tête avec la situation actuelle.»

L’équipe d’entraîneurs y est pour beaucoup dans cette mentalité. «Ils font du très bon travail pour nous orienter et nous aider à gérer nos émotions. Ils nous apprennent à travailler toujours plus fort et à voir des matchs comme celui de samedi comme n’importe quel autre», a expliqué Boissonneault.

Malgré tout, on peut percevoir la fébrilité dans les yeux du jeune homme lorsqu’on évoque le Rouge et Or.

«J’aime l’adversité. C’est pour affronter de bonnes équipes comme le Rouge et Or qu’on veut jouer au niveau universitaire.»