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Maciocia-Constantin: une rivalité pleine de respect et d’admiration

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Photo d'archives Daniel Mallard Danny Maciocia et Glen Constantin ont de nouveau rendez-vous, samedi après-midi au CEPSUM.

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La rivalité entre les Carabins de l’Université de Montréal et le Rouge et Or de l’Université Laval c’est aussi celle de deux grands entraîneurs. À quelques heures du deuxième affrontement de la saison entre les deux formations, qui aura lieu au CEPSUM, Danny Maciocia évoque sa relation tout à fait singulière avec Glen Constantin.

«On se connaît depuis tant d’années. Glen est quelqu’un pour qui j’ai beaucoup de respect et qui a fait énormément pour le football universitaire, particulièrement au Québec», a lancé d’emblée l’entraîneur-chef des Carabins.

À la barre des deux meilleures formations universitaires du pays, lui et son homologue ne comptent plus les fois où ils se sont retrouvés sur le terrain. Ensemble, ils ont mené Équipe Canada à la conquête du Championnat mondial junior de la NFL en 2005 et 2006. Maciocia était alors entraîneur-chef et Constantin, coordonnateur défensif.

Quatre fois en finale

Ces cinq dernières années, ils ont été au cœur des plus belles batailles du circuit universitaire québécois alors qu’ils se sont affrontés quatre fois en finale de la Coupe Dunsmore. Après 11 ans de domination du Rouge et Or, les hommes de Maciocia ont remporté les deux dernières éditions de l’événement.

«Entre nous, c’est une saine rivalité qui dure le temps d’un match. Avant et après, on est des amis. Quand on se voit dans les réunions de ligue, on s’assoit toujours l’un à côté de l’autre. On parle d’un paquet de choses, on fait des blagues... C’est quelqu’un avec qui je m’entends bien», a dit Maciocia.

L’œuvre de Constantin avec le Rouge et Or, qu’il dirige depuis 2000 et avec lequel il a gagné sept fois la coupe Vanier, l’a aussi beaucoup inspiré.

«Quand j’ai mis les pieds ici, des gens me disaient que l’Université de Montréal n’avait pas la mentalité gagnante et que ce serait impossible à changer. On me disait que ce serait impossible d’amener l’équipe au même niveau que le Rouge et Or», a rappelé Maciocia.

Sources de motivation

Il s’est servi de ce pessimisme, mais aussi du travail de Constantin comme sources de motivation.

«J’admire ce que Glen a fait et comment il l’a fait. En travaillant très fort, il a réussi à amener son équipe et le programme de football de l’Université Laval à un autre niveau. Ça nous a obligés à trouver des façons de pouvoir suivre et être compétitifs contre eux», a indiqué l’entraîneur montréalais.

«Même en ayant du succès, jamais ils n’ont arrêté de travailler et de chercher à recruter les meilleurs éléments pour améliorer leur programme. Ça, c’est quelque chose qui m’est resté en tête et qui m’a inspiré», a-t-il conclu.