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Allégations d'agressions sexuelles à l'UL: le recteur Brière brisera le silence mardi après-midi

Allégations d'agressions sexuelles à l'UL: le recteur Brière brisera le silence mardi après-midi
Photo Journal de Québec, Jean-François Desgagnés

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Le recteur de l’Université Laval Denis Brière fera finalement un point de presse en compagnie de la ministre Hélène David vers 13 h cet après-midi.

Alors qu’une 11e plainte d’intrusion à l’Université Laval a été confirmée par les enquêteurs de la police de Québec et que la ministre de l’Éducation supérieure se rendra à l’Université Laval, le recteur a finalement indiqué qu’il rencontrera les médias avec la ministre.

Cette sortie viendra donc plus de 72 heures après le dépôt des premières plaintes pour agressions sexuelles au Pavillon Alphonse-Marie-Parent.

Le professeur en science politique et expert en communication publique, Thierry Giasson, a aussi vivement critiqué la gestion de crise de l’institution pour laquelle il travaille.

Qualifiant ces agressions sexuelles «d'immondes» dans les résidences de l’Université Laval, le professeur s’est dit «renversé par le manque d’empathie» de la haute direction.

«Sortez de vos bureaux», lance-t-il dans un commentaire sur sa page Facebook personnelle. «Le recteur Brière n’a pas encore réagi. Nos dirigeants n’ont donné aucun point de presse ni mené de rencontre avec la communauté», a-t-il critiqué.

Mardi matin, la porte-parole Stewart a réagi à la sortie de l’enseignant, le remerciant d’avoir donné son opinion... «Honnêtement, Thierry Giasson est un expert fantastique qui connaît son dossier, son domaine. Donc, vraiment merci d’avoir pris le temps de donner son opinion», a mentionné au Journal Mme Stewart.

11e plainte

Pour ce qui en est de la 11e plainte déposée à la police de Québec, lundi, il ne s’agit pas d’un cas d’inconduite ou d’agression sexuelle. Un ou des suspects sont entrés dans au moins 11 chambres débarrées du pavillon Alphonse-Marie-Parent au petit matin, samedi, et ont commis des gestes à caractère sexuel dans quatre cas. Ce nouveau cas d’intrusion s’est produit dans le même pavillon dans le même laps de temps.

Cette histoire a suscité de vives réactions d’indignation, y compris de la classe politique. Une manifestation en soutien aux victimes s’organise mercredi à 19h, devant le pavillon où les ignobles gestes ont été commis.

Rappelons que lundi, Le Journal a pu pénétrer facilement à l’intérieur de la résidence pour s’y promener et parler aux étudiants, et ce, sans jamais être questionné par la sécurité.

«Le pavillon n’est pas fermé là, tsé», a rigolé la porte-parole à la question du Journal. «Il est encore accessible aux résidents pour qu’ils rentrent et qu’ils sortent».

Les enquêteurs n’ont encore identifié aucun suspect. L’enquête est «complexe», concède le porte-parole Pierre Poirier. Les crimes se sont produits sur plusieurs étages et les victimes ont donné des descriptions différentes. La noirceur complique le travail d’identification, notamment à l’aide de caméras de surveillance.

M. Poirier invite toute personne qui aurait des renseignements, qui aurait été témoin de près ou de loin ou qui a vu des choses louches, à contacter la police au 418 641-AGIR.