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7500 postes «touchés» dans une restructuration chez Bombardier

7500 postes «touchés» dans une restructuration chez Bombardier
Photo Agence QMI

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MONTRÉAL – De nouvelles mises à pied sont à prévoir chez Bombardier alors que 7500 postes seront «touchés» par un vaste programme de restructuration, a annoncé le géant des transports vendredi. Au Québec, ce sont 1500 postes qui seraient abolis, selon le syndicat représentant les employés des usines à Dorval, Mirabel et Saint-Laurent.

Dans un communiqué, l’entreprise a indiqué que «7500 postes seront touchés lorsque l'entreprise optimisera ses effectifs et spécialisera certains sites d'ici la fin de 2018».

Le deux tiers de ces emplois ferait partie de la division ferroviaire de l'entreprise. Plus de 10 % des employés de la compagnie seront touchés, elle qui indique sur son site internet avoir environ 70 900 salariés tout autour du monde.

Bombardier n’a pas précisé à quels endroits auront lieu les suppressions de postes, mais le «Globe and Mail» parle de 2000 emplois éliminés au Canada.

Ces mises à pied potentielles seraient contrebalancés, en partie, par des embauches pour soutenir les programmes en croissance de Bombardier, soit les programmes CSeries et Global 7000, ainsi que le secteur ferroviaire.

Au terme de sa restructuration, l’entreprise estime qu’elle parviendra à réduire ses coûts opérationnels de 300 millions $ US. L’entreprise prévoit inscrire des charges de restructuration dans une fourchette de 225 millions $ US à 275 millions $ US, à partir du quatrième trimestre et tout au long de 2017.

«Lorsque nous avons lancé notre plan de redressement l'an dernier, nous nous sommes engagés à transformer notre entreprise, à réduire nos coûts, à tirer un meilleur parti de notre envergure, à devenir plus efficaces dans toutes nos activités, et c'est exactement ce que nous faisons, a affirmé Alain Bellemare, président et chef de la direction de Bombardier.

L’entreprise a précisé que cette phase de restructuration ne touchera pas à sa division «production», mais plutôt à son administration.

Dave Chartrand, le coordonnateur québécois de l’AIMTA, s’est dit surpris par cette nouvelle annonce de mises à pied.

«Étant donné que Bombardier avait annoncé des suppressions d’environ 7000 emplois en février, on pensait que les compressions étaient terminées, avec l’augmentation de la cadence pour le CSeries», a-t-il dit.

«Comme pour l’annonce précédente, on ne sait pas quels secteurs seront affectés. Bombardier ne nous donne pas de réponses, a-t-il ajouté. Sur le plancher de production, les employés sont frustrés et déçus. Ce sont 4500 épées de Damoclès qui pèseront sur eux pendant deux ans.»

Selon M. Chartrand, Bombardier n’est pas très transparent quant à ses ressources humaines. «Tout le monde a perdu le compte, on n’est plus capable de suivre, a-t-il précisé. On sort de nouveaux chiffres, mais on ne nous dit pas combien d’employés ont été licenciés, combien ont été rappelés.»

Bombardier dit tenter de s'ajuster à la demande mondiale plus faible que prévu et aux retards dans la production de la CSeries.

L'entreprise attend toujours une aide fédérale de 1 milliard $ US. Le gouvernement du Québec lui a déjà versé une somme équivalente.

Bombardier tente de s'ajuster à la demande mondiale plus faible que prévu et aux retards dans la production de la CSeries.

La compagnie prévoit publier ses résultats du troisième trimestre le 10 novembre prochain.