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Déguisements d’Halloween: costumes de clowns à éviter dans des écoles

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photo AFP

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Des écoles québécoises préfèrent que les élèves évitent tout déguisement de clown dans leur enceinte lors des célébrations de l’Halloween.

Plusieurs parents ont reçu comme consigne de la part de l’établissement scolaire de leur(s) enfant(s), à l’approche de l’Halloween, d’éviter de laisser ces derniers se déguiser en clowns, vraisemblablement en référence au phénomène des clowns méchants.

Rappelons que de méchants clowns parfois armés s’amusant à effrayer voire à agresser les gens ont fait les manchettes ces derniers mois en Amérique du Nord et en Europe.

Anxiété?

«Le personnage du clown étant médiatisé cette année, certains élèves peuvent avoir développé un sentiment d’anxiété face à ce personnage», a indiqué la Commission scolaire de la Seigneurie des Mille-Îles, rappelant qu’un enfant ne pouvait pas, même lors de la journée de l’Halloween, se présenter à l’école avec un objet à caractère violent, tels un couteau, une hache ou un fusil.

La Commission a ajouté que des écoles pouvaient en effet avoir fait mention dans leur communication aux parents d’éviter ce costume – c’est notamment le cas de l’école Gaston-Pilon à Boisbriand – sans toutefois qu’une directive provenant de la Commission scolaire n’ait été faite en ce sens. Les écoles montréalaises Hochelaga et De la Petite-Bourgogne auraient également formulé cette recommandation, tandis que du côté de l’école secondaire des Chutes à Shawinigan, une lettre adressée aux parents parle même d’une interdiction.

Liberté des écoles

Les commissions scolaires Marguerite-Bourgeoys et English-Montréal ont pour leur part indiqué n’avoir émis aucune consigne à ce sujet et que les établissements étaient libres de prendre leurs décisions à ce niveau.

Le psychologue et psychothérapeute montréalais Daniel Moreau ne pense pas qu'un enfant puisse être particulièrement angoissé par un de ses pairs déguisé en clown. «C’est de l’hystérie collective», croit-il. À savoir si les clowns en général peuvent rendre anxieux certains enfants, il répond que tout est une question d’âge, d’attitude du personnage et dépend de l’histoire de chacun.