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L'urgence de créer

Le Sam Roberts Band vient tout 
juste de lancer son septième album, un disque intitulé TerraForm.
photo PIERRE-PAUL POULIN Le Sam Roberts Band vient tout juste de lancer son septième album, un disque intitulé TerraForm.

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Sam Roberts est de retour avec un nouvel album intituléTerraForm, disque rock dans lequel il propose une réflexion sur la vie et ses nombreuses zones grises. «Il ne faut pas être dans le déni par rapport aux côtés sombres de la vie, a-t-il expliqué en entrevue. Par contre, c’est important de réaliser qu’il y a toujours de l’espoir, qu’il y a toujours une façon de retrouver la lumière, à la fin.»

Sam Roberts, qui aborde des thèmes comme l’amour (son importance sur FIEND, ses risques sur Black Spark) et la famille ( House Inside), mais ­également la tentation du vice ( If You Want It) et la consommation ( Roll With The Spirits), se dit plus inspiré que jamais.

«Je ressens une urgence de créer. Je ne sais pas comment l’expliquer. Tout ce que je sais, c’est qu’en ce moment, à cette période-ci de ma vie, je dois créer ­beaucoup de musique.»

N’attendant plus que l’inspiration se présente mystérieusement à lui, comme il avait tendance à le faire, à ses débuts, le musicien s’est imposé une ­routine qu’il a respectée durant six mois. Tous les jours, entre 9 h et le moment où ses enfants rentraient de l’école, il a travaillé sur ses chansons.

«Je ne pensais même pas à l’album­­ dans son ensemble, a expliqué celui qui dit chérir ces moments d’isolement. J’y suis allé une ­chanson à la fois.»

Ce n’est qu’une fois toutes les pièces achevées que le musicien les a présentées à ses complices Dave Nugent (guitare), Eric Fares (claviers), Josh Trager (batterie) et James Hall (basse), avec qui il ­forme le Sam Roberts Band.

«À partir de ce moment-là, tout a été fait en famille, dans un esprit de collaboration», a-t-il souligné.

Remise en question

TerraForm, qui est également le titre de la chanson qui ouvre le disque, fait référence au concept de la «terraformation», processus qui vise à modifier les caractéristiques d’une planète pour la rendre viable pour les êtres humains.

«En écoutant la chanson, on peut penser à la planète que nous sommes en train de détruire, mais personnellement, c’est le côté ­humain qui m’intéressait, a-t-il ­expliqué. On a toujours besoin de se questionner sur le rôle que nous jouons dans notre propre histoire. Rien n’est définitif. ­Certaines personnes­­ réinventent leur vie tous les jours.»

Tournée

Dans quelques jours, le Sam Roberts­­ Band amorcera une tournée qui l’amènera à se produire en Amérique du Nord et en Europe, au cours des mois à venir.

«Être loin de la famille, c’est tough, par moment, mais être sur scène tous les soirs, c’est un plaisir. Tous les sacrifices, nous les faisons pour ces moments passés sur scène.»

Le chanteur, qui évolue depuis plus de 15 ans dans le milieu, est bien conscient que cet aspect de son métier a gagné en importance, au cours des dernières années.

À ses yeux, un album est maintenant un outil (essentiel) qui permet aux musiciens de garder leur passion­­ pour la scène bien en vie.

«Aujourd’hui, on ne peut rien tenir­­ pour acquis. À chaque concert, nous devons jouer comme si c’était la dernière fois, donner tout ce que nous avons (...) D’avoir de nouvelles chansons à présenter, ça nous permet de raviver le feu.»

TerraForm est présentement en vente. Le Sam Roberts Band se produira à Québec, à l’Impérial, le 3 novembre. Il s’arrêtera ­également au Théâtre Corona, à Montréal, les 16 et 17 décembre.