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L'accord de libre-échange avec l'Europe suscite satisfaction et inquiétude

Bruno Letendre président de la Fédération des producteurs de lait du Québec.
DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC/AGENCE QMI Bruno Letendre président de la Fédération des producteurs de lait du Québec.

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MONTRÉAL – La signature de l'Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union européenne, dimanche, a suscité de multiples réactions de la part de différents acteurs économiques du Québec inquiets ou heureux de ce nouveau développement.

La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) a applaudi la signature du traité qui «représente de nouvelles opportunités de développement économique pour le Québec et le Canada» et qui nous positionnera «avantageusement sur la scène internationale».

La Chambre de commerce du Montréal métropolitain s’est aussi réjouie de ce développement, indiquant qu’«il est clair que cet accord contribuera à la croissance et à la prospérité de nos entreprises».

Même genre de réaction du côté du Conseil du patronat du Québec qui a rappelé «que l'AECG implique la suppression des droits de douane pour presque tous les produits, soit près de 98 % des droits de douanes entre les deux régions, dès la mise en œuvre de l'accord en 2017».

La Fédération canadienne de l'entreprise indépendante s’est aussi réjouie, affirmant que «cela fait longtemps que nous plaidons en faveur de l'AECG et nous sommes ravis qu'il ait été signé aujourd'hui». «Ce traité contribuera certainement à créer de nouvelles opportunités pour redonner de la vigueur à notre économie qui en a grand besoin et permettre de donner un coup de pouce à plusieurs PME de part et d'autre du pays.»

Manufacturiers et Exportateurs du Québec a aussi accueilli favorablement la nouvelle, disant que «l'AECG est une occasion pour les manufacturiers québécois de continuer à diversifier leurs marchés».

L'Association de l'aluminium du Canada ainsi qu’AluQuébec, la grappe industrielle de l'aluminium du Québec, ont aussi salué la signature de l’accord, tout comme le Conseil de l'industrie forestière du Québec.

Les Producteurs de lait du Québec, un syndicat de fermiers affilié à l'UPA, ont pour leur part indiqué que «pour les producteurs et le secteur fromager, le recul sera coûteux».

«Avec l'AECG, le Canada accorde à l'UE un accès supplémentaire de 17 700 tonnes de fromages, dont 16 000 tonnes de fromages fins, ce qui fera plus que doubler les exportations européennes de fromages sur notre marché. Pour les producteurs canadiens, c'est une perte permanente de 2 % de leur production laitière totale, soit plus que la production annuelle des quelque 300 fermes laitières du Saguenay - Lac-Saint-Jean.»

Le regroupement de producteurs soutient qu’Ottawa doit maintenant annoncer rapidement les compensations promises au secteur laitier.

«Le gouvernement s'est engagé à compenser nos pertes lors de l'entrée en vigueur de l'entente, il n'a plus de raisons de ne pas agir. Le fédéral doit donner suite dans les meilleurs délais à ses engagements répétés de compenser les producteurs de lait et le secteur fromager», a affirmé le président des Producteurs de lait du Québec, Bruno Letendre, dimanche, dans un communiqué.