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Le cancer, aussi un problème financier

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Souffrir d'une maladie grave comme le cancer est déjà une épreuve, mais cela peut aussi avoir de graves conséquences économiques. Au Québec, la maladie pousse de plus en plus de familles à la faillite. Des gens d'affaires demandent au gouvernement de leur venir en aide.

L’histoire d’une famille est une illustration frappante de cette triste situation.

La petite Leya Simard a passé huit des douze premiers mois de sa vie à l'hôpital Sainte-Justine pour lutter contre la leucémie. Elle a subi une greffe de moelle osseuse et a pu retourner à la maison en novembre 2015. Au même moment, sa grand-mère paternelle subissait elle aussi une greffe de moelle osseuse pour lutter contre le cancer.

La famille croyait pouvoir vivre en paix après ces épreuves, mais en août dernier, Marianne Simard, la mère de Leya, a découvert une masse dans son sein gauche.

«La maladie ne ramasse pas seulement la santé physique», confie-t-elle.

Son mari est en arrêt de travail. À cause de la maladie, la famille compte des dettes de 40 000 $ et a demandé une consolidation de dettes à la banque. Cette dernière a refusé.

«On est obligé de faire faillite. Il n’y a pas d’autres solutions. Ça fait des mois qu’on couvre à peine les intérêts sur nos dépenses», explique Martin Sanders, père de Leya.

Un mouvement pour alléger le fardeau

Un mouvement de compassion composé de gens d’affaires est toutefois en train de se former sur la Rive-Sud de Montréal afin d’entamer un dialogue avec le gouvernement et appuyer les familles éprouvées par la maladie.

«On a déjà communiqué avec le bureau du ministre Barrette. Il y a une très bonne réception de sa part. On veut regarder comment on peut travailler avec le ministère des Finances pour s'assurer que ces gens puissent profiter d’un allègement fiscal», explique un porte-parole.

La coalition Priorité cancer souhaite que le gouvernement adopte une loi comme celle en vigueur en France, qui permet aux malades atteints de certains cancers d'avoir accès aux assurances et aux prêts bancaires quelques années après la fin des traitements.