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Surveillance de journalistes: une soixantaine de pays en parle

Patrick Lagacé
Photo Facebook Patrick Lagacé

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La surveillance de journalistes par la police de Montréal a été l'objet de 2800 mentions dans les médias traditionnels d'une soixantaine de pays à travers le monde.

Toute cette attention équivaut à la moitié de toutes les nouvelles générées en une journée au Québec, souligne Jean-François Dumas, président d’Influence communication.

Des journaux, des télévisions et des radios de partout sur la planète ont parlé du scandale de surveillance des journalistes par le SPVM. Le nombre de mentions de l’affaire Lagacé pourrait continuer de croître au fil des heures.

«Ce n’est pas la une du USA Today, ce sont généralement des brèves, mais c’est une couverture que je qualifierais de relativement importante», a dit M Dumas.

Des médias d’importance comme Fox News, CBS, ABC News, Miami Herald et la BBC en ont notamment parlé.

En dehors du Québec, ce sont d’ailleurs les États-Unis qui ont le plus porté intérêt à l’histoire dans une proportion de 32 %. C’est même un plus grand rayonnement qu’au Canada anglais (17,1 %).

«Les histoires touchant la surveillance policière leur tiennent particulièrement à cœur, surtout en raison de l’affaire des courriels d’Hillary Clinton», a dit Jean-François Dumas.

Ce sont essentiellement des pays démocratiques qui ont abordé le sujet. L’Australie arrive en seconde position avec 17,7 % des parts de rayonnement.

«C’est un pays occidental qui ressemble au nôtre avec le même genre de système politique et policier où la liberté de presse est importante», a-t-il dit.

Relevé des endroits où des médias traditionnels ont traité l’affaire. (Fait à 11h00, le 1er novembre 2016)
Photo coutoisie, Influence communication
Relevé des endroits où des médias traditionnels ont traité l’affaire. (Fait à 11h00, le 1er novembre 2016)

 

Médias sociaux

C’est le message Twitter de l’ancien consultant pour la NSA, Edward Snowden, qui a fait le plus de bruit sur les réseaux sociaux.

«Vous êtes journalistes? La police qui vous espionne pour identifier vos sources, ce n’est pas hypothétique. Ça se passe aujourd’hui» écrivait-il.

Ce message a été le plus relayé. Sur les 8000 mentions Twitter, 6400 le concernaient.