/news/currentevents
Navigation

Accusée d’avoir volé 200 000$ à la station-service qui l’employait

vicky légaré
Photo Amélie St-Yves Vicky Légaré était responsable de faire les dépôts pour le commerce dans la période où elle est soupçonnée d’avoir dérobé 200 000 $.

Coup d'oeil sur cet article

TROIS-RIVIÈRES | Une station-service a mis deux ans à s’apercevoir qu'elle se faisait voler à répétition. Une de ses employés est accusée de lui avoir soutiré 200 000 $.

Vicky Légaré, 31 ans, est accusée d’avoir volé son employeur entre mai 2012 et février 2014, alors qu’elle travaillait pour une station d’essence à Manseau au Centre-du-Québec.

Alors qu’elle était responsable de faire les dépôts pour le commerce, elle en aurait profité pour mettre de l’argent dans ses poches. Personne ne la surveillait, a souligné la Couronne.

Au cours de cette période où elle était chargée de déposer l’argent une fois par jour, 256 dépôts n’auraient pas balancé avec les rapports de vente, parfois pour des sommes dépassant 2000 $. La valeur totale des sommes manquantes atteindrait près de 200 000 $.

«Tout balance quand Madame est absente et quand elle revient, on retombe dans le négatif, et pas de 3,25 $», a ironisé l’avocate de la Couronne, Catherine Roberge.

L’avocat de la défense, Matthieu Poliquin, a souligné pour sa part que Vicky Légaré n’était pas la seule à avoir accès à l’argent, et qu’une autre employée aurait pu vouloir lui faire passer le crime sur le dos. Il a parlé d’un système de dépôt défaillant et amateur. Selon lui, au moins quatre personnes avaient accès à cet argent.

La première année où le comptable a noté des baisses de revenus, des travaux sur une autoroute à proximité ont été blâmés, car cela aurait pu avoir un impact sur l’achalandage. La deuxième année, il a sonné l’alarme.

30 000 $ comptant

L’ancien patron de Vicky Légaré, Jean Savoie, a dit au tribunal que la femme de 31 ans lui avait avoué son crime, et qu’elle lui avait remboursé 30 000 $ en argent. Elle serait également allée rencontrer son avocat pour une éventuelle entente.

L’accusée affirme plutôt lui avoir remis 30 000 $, car le propriétaire menaçait de faire venir la police chez elle et qu’elle avait peur que celle-ci découvre la plantation de pot de son conjoint.

Mme Légaré affirme d’ailleurs que l’argent utilisé pour payer son ancien patron ne provenait pas d’un vol, mais des recettes de la vente de drogue.

Questionnée par la Couronne à savoir pourquoi il y avait des rouleaux de monnaie dans ce qu’elle disait être l’argent du cannabis, elle a affirmé que ces rouleaux n’étaient pas à elle initialement.

Selon sa version, un ami, aujourd’hui décédé, lui avait demandé de changer ses rouleaux en billets et elle lui avait rendu ce service.

Le juge Rémi Bouchard rendra une décision sur la culpabilité de l’accusée le 19 décembre.

 

Elle payait plus souvent en argent

  • Vicky Légaré utilisait moins souvent sa carte de débit pendant la période des vols allégués, selon la poursuite.
  • Il a été souligné au tribunal que Vicky Légaré faisait habituellement une vingtaine de transactions par carte de débit à chaque mois.
  • Or, pendant la période où on lui reproche d’avoir soutiré 200 000 $ à son employeur, elle utilisait sa carte environ huit fois par mois, ce qui pourrait être la conséquence d’un apport extérieur en argent liquide.