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Journalistes épiés par la SQ: Coiteux donne le feu vert à une enquête administrative

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Photo Simon Clark Le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux.

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La surveillance des registres téléphoniques d’au moins six journalistes par des policiers, en 2013, serait une première en vingt ans pour la Sûreté du Québec, a fait savoir mercredi le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, qui a donné le feu vert à une enquête administrative.

«L’enquête qu’on va faire [...] pourrait donner lieu à des sanctions contre des personnes qui auraient mal agi, qui n’auraient pas respecté les règles», a souligné le ministre Coiteux, lors d’une mêlée de presse qui a eu lieu en début de soirée, mercredi.

M. Coiteux a assuré que cette enquête se fera «en totale indépendance» même si la SQ relève de son ministère.

Le ministre trouve aussi «assez particulier» que l’enquête policière au cours de laquelle des journalistes ont été épiés par la SQ, en 2013, ait été lancée après une intervention du ministre de la Sécurité publique de l’époque, le député péquiste Stéphane Bergeron. Ce dernier avait reçu, la même journée, une lettre du président de la FTQ d'alors, Michel Arsenault, dans laquelle il se plaignait que les médias avaient révélé qu’il avait été mis sous écoute électronique par la police.

«C’est quand même curieux ce qui s’est passé, a réagi M. Coiteux. [...] Une lettre est arrivée à son cabinet le matin et le soir, une enquête était déclenchée (par la SQ). [...] La coïncidence est grande.»

M. Bergeron, qui est maintenant porte-parole péquiste en matière de Sécurité publique, a assuré qu’il ignorait que des journalistes étaient épiés par la police à l’époque où il était lui-même ministre de la Sécurité publique, en 2013.

«C'est une initiative que je n'aurais jamais autorisée, et c'est une initiative dont je n'ai jamais été informé avant», a dit M. Bergeron lors d’un point de presse accompagné du chef péquiste Jean-François Lisée, qui en a d’ailleurs profité pour réitérer sa pleine confiance envers son député.