/news/currentevents
Navigation

Un deuxième journaliste surveillé par le SPVM

Les communications du reporter ont été épiées en 2014

FD-SURVEILLANCE-SPVM
Photo Agence QMI, Maxime Deland L’assistant-directeur du SPVM, Patrick Lalonde, a confirmé hier en conférence de presse qu’un second reporter a été épié par le service de police en 2014.

Coup d'oeil sur cet article

Les communications d’au moins un autre journaliste ont été espionnées par la police de Montréal, a confirmé hier l’assistant-directeur du SPVM, lors d’un point de presse où le chef Philippe Pichet brillait par son absence.

«Des vérifications nous ont permis de trouver un autre cas d’enquête à l’intérieur de laquelle une autorisation judiciaire a été donnée à l’endroit d’un journaliste», a déclaré Patrick Lalonde, au quartier général du SPVM.

Les registres de communications de ce journaliste ont été épiés en décembre 2014 dans le cadre d’une enquête interne sur un policier. Selon la police, le reporter aurait été ciblé par le même genre d’enquête que le chroniqueur de La Presse Patrick Lagacé.

M. Lalonde a refusé de nommer le journaliste et l’agent concernés puisque l’enquête «est actuellement entre les mains de la Direction des poursuites criminelles et pénales [DPCP]».

Un mandat DNR (Dial Number Recorder) aurait été autorisé dans ce cas aussi, ce qui permet d’obtenir les numéros entrants et sortants d’un téléphone cellulaire, à partir du moment où l’autorisation judiciaire est obtenue d’un juge.

D’autres cas

Le Journal révélait mardi que trois journalistes, dont Félix Séguin du Bureau d’enquête, ont également fait l’objet d’une forme de surveillance par le SPVM. Ce sont toutefois les registres d’appels de certains policiers qui ont été fouillés pour y trouver les numéros de téléphone des reporters.

D’autres cas d’espionnage pourraient bien être dévoilés d’ici à vendredi prochain, moment où le SPVM prévoit avoir terminé la vérification de l’ensemble de ses dossiers concernant des personnes à statut particulier, comme les juges, les avocats, les élus et les journalistes.

Le service de police s’est engagé à informer et rencontrer toute personne à statut particulier impliquée de près ou de loin dans ce genre de dossier.

Philippe Pichet absent

Questionné à propos de l’absence du directeur Philippe Pichet au point de presse, M. Lalonde a offert une réponse laconique. «M. Pichet est toujours chef de police. [...] Il vaque à d’autres occupations présentement, vous comprendrez qu’il en a beaucoup», a-t-il répondu.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.