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Islamophobie?

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Photo Agence QMI, Simon Clark

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Philippe Couillard n’en manque pas une, quand vient le temps d’accuser les souverainistes de tous les maux.

Mais cette semaine, il s’est surpassé en cautionnant une bande dessinée publiée par le Centre de prévention de la radicalisation, où, à demi-mot, on fait porter à la Charte des valeurs du gouvernement Marois la responsabilité de la radicalisation islamiste.

Je résume: le Québec était une société paisible et tolérante jusqu’à ce que survienne le débat sur la Charte.

Laïcité

Soudainement, l’intolérance serait devenue la norme. Les musulmans en auraient été victimes et se seraient sentis exclus.

La situation devenait tellement intenable pour eux qu’ils auraient commencé à regarder avec des yeux doux la Syrie et l’État islamique. Là, au moins, on les accepterait tels qu’ils sont.

Ils auraient ainsi basculé vers le fanatisme. C’est la xénophobie des Québécois qui aurait poussé ces jeunes vers l’islamisme. Nous sommes coupables du fanatisme de ceux qui éventuellement se retourneraient contre nous.

Ne soyons pas trop surpris. Cette vision des choses est conforme à celle de Philippe Couillard pour qui l’intolérance semble être une tare génétique du nationalisme québécois.

D’ailleurs, il avait déjà dit détester le gouvernement Marois pour ce qu’il représentait sur la question identitaire.

La simple idée de laïcité ou de culture commune est désormais présentée comme une manifestation de la tyrannie de la majorité contre les minorités.

Pour les concepteurs de cette bande dessinée endossée par Philippe Couillard, on comprend que la Charte des valeurs était une loi islamophobe.

Les musulmans avaient raison de se révolter et le basculement des plus radicaux d’entre eux vers l’islamisme est compréhensible, même si on condamnera la tentation de la violence.

Rappelons-nous l’attentat de Nice, le 14 juillet. Un islamiste au volant d’un camion avait tué 86 personnes et fait 434 blessés.

Réponse de Philippe Couillard: il faut encore plus de tolérance et d’ouverture.

C’est le même raisonnement que celui de la bande dessinée précédemment mentionnée.

Clarifions: c’est parce que nos sociétés sont fermées et agressantes à l’endroit des musulmans que certains d’entre eux se laissent enchanter par l’islamisme combattant.

Quelle jouissance morbide: se sentir coupable de tout le mal de la terre.

Mais Philippe Couillard pourrait avoir une étrange surprise. Ces temps-ci, on débat du projet de loi 62.

Il autorise les signes religieux ostentatoires chez tous les employés de l’État. Mais on exige quand même que les services publics soient offerts et reçus à visage découvert. Le strict minimum, quoi.

Eh bien non.

La Ligue des droits et libertés, avant-hier, l’a accusé de présenter un projet de loi discriminatoire contre les femmes musulmanes!

Au nom d’une conception dénaturée des droits de la personne, cette ligue bien mal nommée fait le jeu de l’islamisme et de ses délires de persécution.

La Commission des droits de la personne, ce think tank multiculturaliste intégré à l’État québécois, a lancé la même accusation.

Philippe Couillard devient presque islamophobe malgré lui!

La bêtise triomphe.