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Journalistes épiés par la SQ: le député péquiste Stéphane Bergeron se retire de ses fonctions

Le chef péquiste Jean-François Lisée et le député Pascal Bérubé entourent Stéphane Bergeron
Photo Simon Clark Le chef péquiste Jean-François Lisée et le député Pascal Bérubé entourent Stéphane Bergeron

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Estimant être devenu une source de «distraction» au sein de son caucus, le député Stéphane Bergeron s'est retiré de ses fonctions de porte-parole du Parti québécois en matière de Sécurité publique.

«J'ai bien conscience, depuis hier (mercredi), d'être devenu, bien malgré moi, une distraction», a déclaré le député péquiste de Verchères, en point de presse aux cotés de son chef.

«J'ai demandé à Pascal Bérubé, qui est notre leader (parlementaire), de prendre le dossier de la sécurité publique jusqu'à ce que la lumière soit faite», a annoncé Jean-François Lisée.

M. Bergeron était ministre de la Sécurité publique, en 2013, quand le président de la FTQ à l’époque, Michel Arsenault, lui avait fait parvenir une lettre dans laquelle il se plaignait du coulage d’information policière à son sujet dans les médias. On a appris cette semaine que la SQ s’était alors lancée dans une chasse aux fuites en épiant au moins six journalistes.

«Ce qui me mortifie aujourd'hui, c'est qu'on ait pu laisser entendre que j'avais quoi que ce soit à voir avec le fait qu'on ait épluché les registres d'appel des journalistes», a déploré hier M. Bergeron, qui demeure toutefois au sein du caucus péquiste. Il conserve aussi ses fonctions de vice-président de la Commission des institutions, de critique en matière de relations internationales et de porte-parole de l’opposition officielle pour la région de l’Outaouais.