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20 moments oubliés (ou pas) de la campagne présidentielle américaine

Les attaques personnelles ont occupé beaucoup de la place dans cette campagne

20 moments oubliés (ou pas) de la campagne présidentielle américaine
AFP

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Ça y est, nous y sommes enfin.

Ça y est, nous y sommes enfin.

Mardi, les Américains choisiront qui de Donald Trump ou de Hillary Clinton succèdera à Barack Obama comme président des États-Unis.

Si les derniers sondages nationaux donnent Mme Clinton gagnante, l’avance dont dispose la candidate démocrate sur son rival républicain s’est réduite considérablement au cours des derniers jours après que le FBI eut relancé (puis refermé) l'enquête sur ses courriels alors qu'elle était secrétaire d'État.

Cette (longue et rude) campagne n'en était d'ailleurs pas à son premier rebondissement.

En effet, au cours des derniers mois, les scandales se sont multipliés et les candidats à la Maison-Blanche n'ont cessé de s'insulter mutuellement et de se lancer des attaques personnelles. Le moins que l'on puisse dire, c'est que le débat ne volait pas haut.

Voici 20 moments oubliés (ou pas) de la dernière campagne présidentielle américaine:

Bloquer les frontières aux musulmans

20 moments oubliés (ou pas) de la campagne présidentielle américaine
Photo AFP

Pendant les primaires du Parti républicain, Donald Trump a affirmé vouloir fermer les frontières américaines aux musulmans. «Donald Trump appelle à l’arrêt total et complet de l’entrée des musulmans aux États-Unis jusqu’à ce que les élus de notre pays comprennent ce qui se passe», avait écrit son équipe de campagne dans un communiqué.

Pis les musulmans américains eux autres? On n’est pas trop sûr...

Voter avec sa conscience

Au diable l’unité! L’ex-rival de Donald aux primaires, Ted Cruz, a invité les républicains à voter à l’élection présidentielle selon leur «conscience».

Les délégués n’ont pas du tout apprécié la sortie en règle du sénateur du Texas à l’endroit du magnat de l'immobilier à la crinière dorée. Tellement qu’ils l’ont copieusement hué.

«Merci, M. Cruz» - H. Clinton

Le discours de Michelle Obama Melania Trump

Le discours que Melania Trump a livré à la convention républicaine a beaucoup fait jaser... et pas pour les bonnes raisons.

C’est que l’épouse de Donald Trump semblait s’être fortement inspirée de quelques extraits d’un discours livré quelques années plus tôt par la première dame Michelle Obama. La campagne du richissime homme d'affaires a même dû réagir à la controverse en expliquant que l’équipe responsable d'écrire le discours de Melania «avait pris des notes sur ce qui l’inspirait dans la vie, et dans certains cas, inclus des fragments qui reflétaient sa propre réflexion».

Citer ses sources? Bof...

Scandale à la convention démocrate

À la veille du coup d’envoi de la convention démocrate en juillet dernier (qui devait être l’occasion de montrer l’image d’un parti uni), la présidente du parti, Debbie Wasserman Schultz, s’est vue contrainte de démissionner à la suite de la divulgation de courriels internes incriminants.

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Photo d'archives, AFP

Le site WikiLeaks a en effet publié quelque 20 000 messages dont certains semblaient montrer le parti pris des hautes instances démocrates en faveur de Hillary Clinton lors des primaires.

Le sénateur Bernie Sanders et ses partisans réclamaient d'ailleurs la tête de la présidente depuis des semaines.

La baboune de Susan Sarandon

Pauvre Susan Sarandon.

Elle a participé à la convention du Parti démocrate, et ça n’avait pas l’air vraiment l’fun.

C’est que l’actrice américaine, qui appuyait ouvertement Bernie Sanders, ne porte pas Hillary Clinton dans son cœur.

Bill Clinton tripe «ben raide» sur les ballons

Le (peut-être) futur premier «first man» des États-Unis aiment beaucoup les ballons. Encore plus que le prince George.

Après le discours de clôture de la convention démocrate lors duquel sa femme a accepté la nomination pour l’élection présidentielle de 2016, l’ancien président américain s’est totalement désorganisé lorsque des ballons sont tombés du ciel.

Le discours de Hillary ? Bof...

Des gros ballons gonflés à l’hélium? Là tu parles!

Les vedettes (à part Susan Sarandon) derrière Clinton

La candidate démocrate a fait le plein d’appuis à Hollywood.

Katy Perry, Miley Cyrus, Tom Hanks, Bruce Springsteen, Pharrel Williams, Jennifer Lopez, Ellen Degeneres, Lena Dunham et Steven Spielberg sont parmi les nombreuses vedettes qui ont appuyé publiquement celle qui pourrait devenir la première femme élue à la Maison-Blanche.

«I'm with her!»

Ah, pis Adele aussi. «Ne votez pas pour lui, a lancé la chanteuse britannique sur scène à Miami en octobre dernier. J’appuie Hillary Clinton à 100%. Je l’adore, elle est fantastique.» Le seul problème: n'étant pas Américaine, elle ne peut pas voter. Hello quand même, Adele.

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Photo Facebook

À quatre jours du vote, c'était au tour de la reine Beyoncé et de son mari, le rappeur Jay Z, de donner leur appui à Hillary en participant à un concert gratuit en Ohio, un État où la lutte s'annonce très serrée et où Donald Trump profiterait d'une légère avance.

Trump chez les méchants «hombres»

Donald Trump veut construire un mur à la frontière américano-mexicaine pour empêcher aux méchants « hombres » d’entrer aux États-Unis.

Le riche homme d’affaires est même allé au Mexique dire aux Mexicains que c'était à eux de payer pour ce mur que les États-Unis ont le droit de construire.

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Photo d'archives, AFP

Eh ben.

Il faut dire que depuis le début de sa campagne, l’homme d’affaires accuse le Mexique d'envoyer en sol américain ses pires citoyens: des violeurs, des criminels et des trafiquants de drogue. De bien méchants «hombres».

Repos forcé pour Clinton

À deux mois du scrutin, Hillary Clinton a dû suspendre sa campagne en raison d’une vilaine pneumonie.

La candidate a en effet été victime d’un malaise alors qu’elle participait à la cérémonie de commémoration du quinzième anniversaire des attentats du 11 septembre à New York. Elle avait alors été filmée, de dos, perdant l’équilibre et incapable de monter à bord de son véhicule.

Il n’en fallait pas plus pour que son rival milliardaire républicain vienne une fois de plus remettre en doute la capacité de l’ex-première dame à occuper la Maison-Blanche. L’ex-première dame a toutefois profité de ce congé forcé pour publier une lettre détaillée de son médecin affirmant qu’ell était en bonne santé et apte à devenir présidente.

«Make America sniffs Again»

Maudit rhume.

Donald Trump a beaucoup reniflé lors de son premier débat l’opposant à Hillary Clinton. Genre beaucoup beaucoup. Tellement que ses reniflements répétés ont volé la vedette sur les réseaux sociaux.

#Trumpsniffling

Un comte Twitter, @TrumpSniff, s'est même payé la tête du candidat républicain: «Make America sniffs Again.»

Les sketchs de SNL

Disons-le franchement: la campagne électorale américaine nous a pas souvent donné l'occasion de sourire. Heureusement que la mythique émission à sketchs Saturday Night Live était là pour nous réconcilier avec cette course interminable.

Lors des numéros parodiant les trois débats présidentiels, Kate McKinnon a offert une Hillary Clinton plus vraie que vraie. Alec Baldwin, pour sa part, était tout aussi convaincant en Donald.

La saga des déclarations de revenus

Donald Trump refuse obstinément de publier ses déclarations de revenus, comme l’ont fait avant lui tous les candidats présidentiels des 40 dernières années.

En octobre, le New York Times publiait trois pages reçues anonymement montrant en partie la déclaration de revenus du milliardaire en 1995 (dans les États de New York, du New Jersey et du Connecticut). Bien qu’on n’y découvre pas le montant des impôts fédéraux payés cette année-là, on y apprend qu’il a déclaré 916 millions $ en pertes, un montant qu’il pourrait avoir légalement déduit de ses revenus imposables pendant 18 ans.

D'ailleurs, pour Donald, dont la fortune a été évaluée à 3,7 milliards $ par Forbes, le fait de ne pas payer d’impôt fédéral prouve qu’il est un homme intelligent.

«Grab her by the pus*y»

Donald Trump s’est retrouvé dans l’eau chaude après la mise en ligne d’un enregistrement d’une conversation tenue en 2005 au cours de laquelle il tient des propos dégradants à l’endroit des femmes.

«J’ai tenté de la baiser, elle était mariée. [...] Je me suis approché d’elle comme si elle était une salope, mais je n’ai pas réussi. [...] Je suis automatiquement attiré par les belles femmes. Je les embrasse, je n’attends même pas. Et quand t’es une vedette, elles te laissent faire. Tu peux tout faire. Je les attrape par la chatte», avait-il dit à l’animateur de NBC, Billy Bush, qui a depuis été remercié par la chaîne.

Au cœur de la tourmente, M. Trump a dû présenter ses excuses.

Le parti abandonne Donald

À quelques semaines du scrutin, le Parti républicain a largué son propre candidat à l’élection présidentielle après la diffusion de l’enregistrement de la conversation de 2005.

20 moments oubliés (ou pas) de la campagne présidentielle américaine
Photo d'archives, AFP

De nombreuses personnalités républicaines, dont l’ancienne secrétaire d’État, Condoleeza Rice, et l’acteur et ex-gouverneur républicain de la Californie, Arnold Schwarzenegger, ont tous deux retiré leur appui. Le candidat défait à la présidentielle de 2008, John McCain, a pour sa part déclaré que les propos de Donald Trump randait «impossible de continuer à soutenir sa candidature».

Voyons, on dirait le PQ.

Le discours épique de Michelle Obama

La première dame des États-Unis, Michelle Obama, a dénoncé les propos misogynes tenus en 2005 par Donald Trump (révélés dans une vidéo filmée à son insu) lors d’un discours livré en octobre dernier devant un groupe de femmes.

«Quel que soit le parti auquel on appartient, démocrate, républicain ou indépendant, aucune femme ne mérite d’être traitée de cette façon. Personne ne mérite ce genre d’injures», a lancé la mère de Sasha et Malia.

#GirlPower

Trump accusé d’agression sexuelle

Une douzaine de femmes ont accusé Donald Trump d’agression sexuelle, des accusations que le candidat républicain à la Maison-Blanche nie en bloc.

Summer Zervos, ancienne participante de son émission The Apprentice.
Photo d'archives, AFP
Summer Zervos, ancienne participante de son émission The Apprentice.

Dénonçant un complot entre le clan Clinton et les grands médias, le milliardaire prétend même que «toute cette élection est truquée.» À le croire, c’est donc David contre Goliath ou Donald contre les méchants médias du monde entier.

Les États-Unis ont leur Muguette Paillé

Comment oublier Muguette Paillé, cette chômeuse devenue célèbre après avoir posé une question aux chefs lors de l’élection fédérale de 2011 ? Eh bien, sachez que les Américains ont maintenant leur Muguette bien à eux.

Lors du deuxième débat entre Donald Trump et Hillary Clinton, les Américains ont fait la découverte de Ken Bone, un voteur indécis qui, comme Mme Paillé, est instantanément devenu célèbre en posant une question aux candidats.

Cinq ans plus tard dans les maritimes aux États-Unis.

Hillary Clinton, une «nasty woman»

Inutile de dire que les couteaux n’ont pas volé très haut lors de la dernière campagne électorale américaine.

En plein débat présidentiel, Donald a traité sa rivale démocrate de «méchante femme» («Nasty woman») lorsque cette dernière, qui propose d’augmenter les impôts des plus riches, a reproché au candidat républicain de ne pas payer d’impôts.

Trump le mauvais perdant

20 moments oubliés (ou pas) de la campagne présidentielle américaine
Photo AFP

Lors du troisième et dernier débat l’opposant à Mme Clinton, Donald a refusé de s'engager à accepter le résultat de l’élection, la jugeant truquée par les médias. «Je vais vous le dire le moment venu», a répondu le magnat de l’immobilier lorsqu’interrogé à savoir s’il accepterait le résultat du scrutin. Il avait alors dit vouloir garder le suspense.

Le lendemain, il avait finalement dit qu’il accepterait le verdict des Américains s'il était «clair»... et s'il gagnait, bien évidemment.

Les courriels, encore...

En toute fin de campagne, Hillary Clinton a une fois de plus été rattrapée par la saga de ses courriels. 

À onze jours du scrutin, le directeur du FBI a largué une bombe politique en annonçant la découverte de nouveaux courriels qui pourraient être liés à Mme Clinton du temps où elle était secrétaire d'État.

20 moments oubliés (ou pas) de la campagne présidentielle américaine
Photo d'archives, AFP

Des milliers de courriels du département d’État auraient été retrouvés dans l’ordinateur d’un ancien élu démocrate, Anthony Weiner, l’ex-mari d’une très proche collaboratrice de Hillary Clinton, Huma Abedin. Ces courriers pourraient contenir des informations classées au niveau confidentiel ou secret défense.

La reprise de l’enquête a plombé la campagne de la candidate démocrate qui jouissait d’une confortable avance dans les intentions de vote.

[BONUS] Les courriels encore (et encore)...

Après avoir annoncé rouvrir l'enquête sur les courriels de Hillary Clinton, le FBI a réitéré, à deux jours du vote, sa recommandation de ne pas poursuivre Hillary Clinton qui utilisait, du temps où elle était à la tête de la diplomatie américaine, une messagerie privée (plutôt que sa boîte courriel gouvernementale).

Toute cette affaire de courriels aura donc ennuyé la candidate démocrate du début à la fin de sa campagne... au grand plaisir de son rival Donald Trump.
 

 

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