/news/health
Navigation

Attente encore trop longue déplore l’opposition

Periode des questions
Photo Agence QMI, Simon Clark Gaétan barrette. Ministre de la Santé

Coup d'oeil sur cet article

La réforme Barrette n’améliore en rien les soins aux patients dénoncent les partis d’opposition, alors que Le Journal révélait vendredi que les temps d’attente sta-gnent dans les urgences du Québec.

«C’est un constat d’échec», déplore l’attaché de presse du caucus de la Coalition avenir Québec, Samuel Poulin.

L’attente moyenne de 15 heures sur une civière aux urgences, un an après la mise en place de la réforme du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, est la preuve que les libéraux «ne livrent pas la marchandise en santé».

Selon lui, il faut tout simplement plus de ressources dans les salles d’urgence.

«Ce n’est pas la première fois que les libéraux promettent que ça va s’améliorer», rappelle-t-il.

Patient perdant

«Avec la centralisation, les compressions dans les services et la hausse de la rémunération des médecins, on a oublié le patient, qui est toujours perdant», indique quant à elle la porte-parole du Parti québécois en matière de santé, Diane Lamarre, par voie de communiqué.

Autant la CAQ que le PQ font remarquer qu’à certains endroits, l’attente en civière a même augmenté en un an.

Si, depuis un an, la durée moyenne de séjour sur civière n’a pas changé, le ministre Gaétan Barrette a tenu à souligner qu’il y avait quand même eu une amélioration d’une heure depuis deux ans.

Le temps passé sur civière correspond à l’attente avant qu’un patient à l’urgence ne soit transféré sur un étage ou qu’il obtienne son congé.

En entrevue à TVA Nouvelles, le ministre a martelé que cela ne signifiait pas qu’un patient n’était pas traité.

Promesse

«Je promets une amélioration», a-t-il dit pour l’an prochain, prenant cependant soin d’ajouter qu’«on ne peut pas quantifier l’amélioration».

Il répète qu’un million de Québécois auront accès à un médecin de famille l’an prochain et qu’il travaille pour qu’un patient soigné puisse obtenir son congé de l’hôpital et libérer un lit en recevant de meilleurs soins à domicile.

Toutefois, l’Association des médecins d’urgence du Québec soulevait, hier dans nos pages, que l’accès à un médecin de famille ne signifie pas que les urgences seront moins bondées.

Aussi, que la réforme Barrette fait en sorte que des médecins quittent les urgences pour la médecine familiale.