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Les exportations canadiennes en arrachent toujours

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Les entreprises canadiennes ont peu investi et cela pèse lourdement sur leur capacité à exporter, a dit mardi Lawrence Schembri, sous-gouverneur de la Banque du Canada.

Il estime toutefois qu'elle devrait s’améliorer à mesure que les économies américaine et mondiale prennent elles-mêmes du mieux,

La banque centrale a surestimé, dans ses prévisions, la reprise des exportations canadiennes, selon le sous-gouverneur. Or, le manque d’investissement et la compétition plus vive d’autres pays ont été plus prononcés que ce à quoi la banque s’attendait.

Après la crise financière mondiale, les exportations canadiennes ont bien progressé, a dit M. Schembri lors d’une allocution à la tribune de l'Atlantic Institute for Market Studies à Halifax. Mais elles étaient dopées par les prix des matières premières. Lorsqu’ils se sont effondrés, en 2014, «nos faiblesses structurelles ont été mises en évidence, et elles pèsent lourdement sur la reprise de nos exportations», a dit Lawrence Schembri.

Pertes de parts de marchés aux États-Unis

Plus de 75% des exportations canadiennes sont écoulées aux États-Unis, de loin le plus important partenaire commercial.

La reprise économique aux États-Unis a été plus lente que prévu, a dit Lawrence Schembri, ce qui a affecté les exportations canadiennes.

Le sous-gouverneur a souligné que le Canada avait perdu des parts de marché aux États-Unis, en raison de la faiblesse des investissements des entreprises, d'une croissance relativement faible de la productivité du travail et de l’arrivée de nouveaux joueurs.

Par ailleurs, M. Schembri a indiqué que les exportations canadiennes ont également été pénalisées par une «augmentation inquiétante» du nombre de mesures protectionnistes mondiales, comme le «Buy American». La faiblesse du dollar canadien par rapport à la devise américaine n’a pas compensé, «et d'autres monnaies se sont affaiblies davantage».