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Sauver ou abattre un arbre coûte plus cher qu’on pense

Background of the forest with piles of logs.
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C’est l’automne, la saison parfaite pour se préoccuper de ses arbres malades. Surtout s’il s’agit de frênes condamnés à cause de l’agrile, un minuscule coléoptère asiatique. On évite ainsi que l’insecte, en dormance, aille infecter les arbres du voisinage.

En ville, un arbre vaut près de 1000 $. Il diminue les coûts d’énergie et mousse de 7 % la valeur foncière et les revenus des immeubles locatifs où il est planté, selon plusieurs études.

Les spécialistes considèrent qu’un arbre est gravement menacé si on constate le dépérissement de 30 % de sa couronne, surtout à la cime. Sachez qu’un frêne abrite jusqu’à 5000 agriles à sa mort.

Traiter ou abattre?

Votre arbre est-il situé dans une zone à risque? (On s’informe ici: https://bit.ly/2errWeu). Si oui, c’est obligatoire de le traiter ou... de l’abattre s’il a plus de 30 % de dépérissement.

Faites venir l’arboriculteur de votre ville (gratuit) ou un membre de la Société internationale d’arboriculture du Québec (répertoire: www.siaq.org). Prévoir 100 $ à 200 $ pour l’inspection et le rapport écrit.

Si l’arbre peut être sauvé de l’agrile, on fera appel au TreeAzin, un biopesticide naturel qu’on applique à sa base (de juin à août) tous les deux ans pendant six à quatorze ans, selon l’arbre. Ça coûte de 5 $ à 7 $ par centimètre de diamètre du tronc, à hauteur de poitrine (HDP). À 6 $, prévoir 120 $ pour un arbre de 20 cm. À Montréal, la moyenne est de 200 $, selon mes sources. Il faudra aussi élaguer l’arbre pour quelques centaines de dollars.

Certaines municipalités offrent des subventions (50 % des coûts jusqu’à 200 $ à Montréal: https://bit.ly/2e5kuY5).

Pas donné

Un arbre mature de plusieurs tonnes surplombe fils, lignes à haute tension, abris, clôtures, immeubles, piscines, paysagement... Un élagueur travaillera donc en équipe, avec câbles, poulies, et même une grue.

Élaguer, couper, essoucher et transporter le bois dans un site de traitement autorisé (pour éviter la contamination) coûtera entre 300 $ et 3000 $ l’arbre, et même plus! Un couple de Gatineau a fait la manchette pour sa quinzaine de frênes abattus au coût de 20 000 $.

Prévoyez entre 140 $ et 200 $ l’heure pour une équipe de trois personnes avec équipement de déchiquetage. S’ajoutent à cela les frais d’essouchement (environ 5 $/cm de diamètre à la base).

Couper sur la Grande Allée ou sur le Plateau Mont-Royal coûtera 15 % plus cher qu’à Saint-Augustin ou Brossard. Plusieurs villes assument rapidement l’abattage et une partie des coûts pour éviter la contamination.

La scie à chaîne familiale fera le travail? Pas si vite: on exige un permis pour couper un arbre (de 0 $ à 100 $ selon la ville).

Les amendes varient entre 300 $ et 5000 $ selon la ville ou l’arrondissement, ou en cas de récidive.

 

Conseils

  • Faites affaires avec un émondeur certifié membre de la SIAQ et possédant un DEP en arboriculture et élagage.
  • Exigez une assurance responsabilité d’au moins deux millions, un certificat de la CNESST (CSST) et un contrat écrit.
  • Le travail comprend-il le ramassage des branches?

Quand élaguer?

  • Tôt au printemps: chênes, frênes, hêtres, arbres fruitiers, arbres à fleurs.
  • Après l’apparition des feuilles: conifères, érables, bouleaux, peupliers, tilleuls, saules.
  • En tout temps: branches mortes, endommagées, malades.