/news/currentevents
Navigation

Un militaire coupable de s’en être pris... à cette mascotte

Il a mimé un acte sexuel lors de la Coupe Memorial 2015

Sonar, la mascotte de la Marine royale canadienne, est inspirée d’un chien de race Terre-Neuve et a été «recrutée» en 2010, à l’occasion des fêtes du centenaire de la Marine canadienne.
Photo courtoisie Marine canadienne  Sonar, la mascotte de la Marine royale canadienne, est inspirée d’un chien de race Terre-Neuve et a été «recrutée» en 2010, à l’occasion des fêtes du centenaire de la Marine canadienne.

Coup d'oeil sur cet article

Un militaire de Valcartier a été reconnu coupable de conduite préjudiciable devant la Cour martiale après avoir mimé l’acte sexuel en empoignant la mascotte de la marine royale par-derrière lors d’un match de la Coupe Memorial à Québec en mai 2015.

Membre de l’artillerie, le bombardier Martin Plante était invité en compagnie de plusieurs autres unités des Forces armées à assister au match préliminaire du 25 mai 2015 qui avait lieu au Colisée Pepsi dans le cadre de la Coupe Memorial. Puisqu’il s’agissait d’une présence officielle de l’armée canadienne, les militaires étaient donc vêtus de leur uniforme de combat tandis que la mascotte de la Marine royale canadienne était sur place.

Sonar, le gros chien noir arpentait les estrades et vers la fin du match, il s’est présenté dans la section du bombardier Plante, et ce dernier a soudainement empoigné la mascotte par-derrière.

«La victime qui était habillée en mascotte est montée dans la section où le bombardier Plante était et le bombardier Plante l’a agrippée par-derrière en lui donnant des coups de bassin», explique le procureur militaire Marc-André Ferron.

Le militaire a ainsi mimé l’acte sexuel pendant quelques secondes avant de lâcher Sonar, mais un membre de la foule a ensuite porté plainte contre le militaire au Service de police de la Ville de Québec. Après analyse, le dossier a ensuite été transféré au Service national des enquêtes de l’armée, vu les circonstances entourant le geste.

Une réprimande et une amende

Accusé de voies de fait et de conduite préjudiciable, le bombardier Plante a finalement reconnu sa culpabilité au deuxième chef d’accusation mardi devant la Cour martiale à Valcartier.

Le militaire enrôlé depuis 2011 a ainsi reçu une réprimande en plus d’une amende de 1000 $. «Cela se situe grosso modo dans le milieu de l’échelle des peines au niveau militaire», a expliqué Me Ferron.

Contrat résilié

Par ailleurs, le major Patrick St-Pierre qui a également été reconnu coupable de conduites déshonorantes devant la Cour martiale à Valcartier lundi a vu son contrat civil avec les Forces être résilié. Le haut gradé qui avait été libéré par l’armée avant de reconnaître sa culpabilité avait obtenu un contrat à titre de civil, mais ce pacte a été brisé par l’armée canadienne au lendemain du verdict.

Le major St-Pierre avait touché le postérieur et les seins de subalternes lors d’événements officiels entre 2004 et 2014