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Leonard Cohen enterré à Montréal

Leonard Cohen enterré à Montréal
Photo AFP

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L’auteur-compositeur-interprète montréalais Leonard Cohen, dont le décès a été annoncé hier soir, a été mis en terre ce jeudi au cours d'une cérémonie privée.

Alors que le monde entier s’apprêtait à encaisser la nouvelle de son décès, jeudi, les proches de Leonard Cohen ont célébré, loin des projecteurs, les funérailles de celui que plusieurs considèrent comme étant l’un des plus grands artistes de sa génération.

Comme il le souhaitait, le légendaire poète, décédé lundi, a été enterré aux côtés de ses parents, ses grands-parents et ses arrière-grands-parents au cimetière de la congrégation juive Shaar Hashomayim, à Montréal.

Les mots «Magnified, sanctified be Thy holy name», extraits du Kaddish, prière juive que l’on peut également entendre dans la chanson titre de son plus récent album You Want It Darker, ont été récités lors de la cérémonie.

«Leonard était un membre chéri et vénéré de [la congrégation] Shaar Hashomayim et il a entretenu, tout au long de sa vie, un lien spirituel, musical et familial avec la synagogue de son enfance», peut-on lire dans un communiqué rédigé par le rabbin Adam Scheier et le chantre Gideon Zelermyer, qui ont présidé les funérailles.

Des dizaines de personnes ont posé des fleurs vendredi devant la maison montréalaise de ­Leonard Cohen.
Photo Agence QMI, Joël Lemay
Des dizaines de personnes ont posé des fleurs vendredi devant la maison montréalaise de ­Leonard Cohen.

En paix

Né à Montréal en 1934, l’artiste de 82 ans avait laissé de nombreux indices, au cours des dernières semaines, laissant croire qu’il était en paix avec l’idée de mourir.

En plus d’avoir abordé de front le thème de la mort dans les chansons de son récent opus, l’interprète de Hallelujah avait également créé une onde de choc en déclarant, lors d’une entrevue accordée au New Yorker, qu’il était «prêt à mourir».

«Mon père est décédé en paix, dans sa demeure de Los Angeles, en sachant qu’il avait réussi à compléter ce qu’il considérait être l’un de ses meilleurs albums, a déclaré son fils, Adam Cohen. Il aura écrit jusqu’au dernier moment, avec l’humour unique qu’on lui connaît.»

Un combattant

Jointe par téléphone vendredi après-midi, la journaliste Sylvie Simmons, qui a signé la biographie I’m Your Man: The Life of Leonard Cohen, a expliqué que l’artiste, de nature très discrète, était mal en point depuis un moment déjà.

«Leonard était un combattant. Il ­n’allait pas s’asseoir et se plaindre», a-t-elle dit, préférant ne pas s’avancer ­davantage sur son état de santé.

«Selon moi, c’est après avoir vu que des citations disant qu’il était prêt à mourir circulaient partout sur le web qu’il a voulu renverser la vapeur. Il s’est alors levé pour dire qu’il avait l’intention de vivre éternellement, a-t-elle ajouté. C’était un homme digne. Je crois qu’il ne souhaitait pas savoir ses fans en pleurs à l’idée qu’il quitte ce monde.»