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France: Salah Abdeslam s'est radicalisé en prison, assure son ancien avocat

Il est le seul kamikaze survivant des attentats de Paris

France: Salah Abdeslam s'est radicalisé en prison, assure son ancien avocat
Photo AFP

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Salah Abdeslam, seul survivant des commandos des attentats du 13 novembre à Paris, s’est radicalisé en prison, a affirmé samedi son ancien avocat belge au quotidien néerlandais De Volkskrant, à la veille du premier anniversaire des attaques qui ont fait 130 morts.

«Il porte une barbe, il est devenu un vrai fondamentaliste alors qu’il n’était qu’un jeune des rues avec des baskets Nike», a affirmé l’avocat belge Sven Mary, qui a représenté Salah Abdeslam pendant plusieurs mois, cité par le quotidien néerlandais.

Convaincu que le suspect-clé des attentats, muré dans son silence, ne collaborera pas avec la police, Sven Mary et son collègue Frank Berton avaient renoncé début octo­bre à le défendre.

« Torture psychologique »

Pour l’avocat, les conditions de détention de Salah Abdeslam expliquent sa radicalisation et son silence face aux questions de la justice.

Dans sa cellule de Fleury-Mérogis, en banlieue parisienne, Salah Abdeslam est détenu à l’isolement et sous vidéosurveillance 24 h/24. «On ne l’a pas torturé physiquement», ajoute l’avocat, qualifiant de nouveau les conditions de détention de «torture psychologique».

Abdeslam avait tenté de faire suspendre ce dispositif inédit en France, mais le Conseil d’État avait estimé que «le caractère exceptionnel des faits terroristes» pour lesquels il est poursuivi impliquait «que toutes les précautions soient prises».

Silence

Ce Français de Belgique de 27 ans a été, selon les enquêteurs, au cœur des préparatifs des attentats les plus meurtriers jamais commis en France. Après quatre mois de cavale à Bruxelles, il a été arrêté le 18 mars avant d’être remis le 27 avril à la justice française, qui l’a mis en examen, notamment pour assassinats terroristes.

Lors de cette première comparution, il avait assuré au juge vouloir «s’expliquer ultérieurement». Mais, convoqué ensuite trois fois, il a toujours fait valoir son droit au silence.