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Du racisme systémique des policiers contre les Autochtones

Bloc SQ - Sûreté du Québec - Police
Photo d'archives

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VAL-D’OR |  L’observatrice indépendante nommée par Québec pour superviser l’enquête du SPVM sur les policiers de la SQ de Val-d’Or affirme qu’il existe du «racisme systémique des forces de l’ordre à l’endroit des Autochtones.»

Dans la foulée des allégations des femmes autochtones qui prétendaient avoir été victimes d’abus de la part de policiers de la SQ de Val-d’Or, le gouvernement avait nommé comme observatrice la spécialiste en droit international Fannie Lafontaine pour s’assurer du bon déroulement de l’enquête du SPVM. Il y avait beaucoup de doutes chez les autochtones quant à l’intégrité de cette enquête menée par des policiers pour enquêter sur des policiers.

Son rapport rendu public hier révèle que l’enquête du SPVM s’est déroulée de façon intègre et impartiale et que tout s’est fait avec empathie et dans les règles de l’art.

Pas d’accusation

Même si l’enquête a été bien faite, Le Journal a révélé mardi que le Directeur des poursuites criminelles et pénales ne poursuivrait pas en justice les six policiers de la SQ qui étaient suspendus depuis un an. Selon le DPCP, l’enquête du SPVM n’a pas réussi à amener assez de preuves dans aucun des 37 dossiers qui lui a été soumis.

Fannie Lafontaine.
Photo Courtoisie
Fannie Lafontaine.

Racisme systémique

Le rapport de Fannie Lafontaine souligne qu’une enquête criminelle a des objectifs limités et vise à identifier des responsables individuels, mais laisse peu de place à une analyse d’une crise sociale marquée par des enjeux collectifs systémiques.

Selon elle, il est nécessaire de faire la lumière sur les causes qui ont mené aux allégations de violence sexuelle et d’abus de pouvoir. Selon Mme Larivière, il existe «un racisme systémique au sein des forces de l’ordre à l’égard des Autochtones».

Pour le grand chef Ghislain Picard, ces mots sont lourds de sens. «Déjà qu'il y avait un fossé entre les forces policières et les communautés, sachant aussi qu'il y a des communautés qui n'ont d'autre choix que de faire appel à la SQ pour assurer la sûreté et l'ordre, donc, ça va creuser le fossé encore plus», a soutenu le chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador.

Pour faire la lumière sur cette culture, Mme Lafontaine suggère qu’il y ait un processus de consultation officiel et immédiat entre le gouvernement, les forces policières et les autochtones.

-Avec l’Agence QMI