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Leitao réfléchit sur la fin du monopole de la SAQ

Le ministre veut un « modèle performant et efficient »

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Bien qu’il ait promis de livrer des «scénarios» mettant fin au monopole de la Société des alcools du Québec (SAQ) il y a plus d’un an, le ministre des Finances, Carlos Leitao, se dit toujours en mode réflexion.

«Nous sommes très attentifs à offrir aux Québécois le meilleur modèle en matière de commerce et de distribution de boissons alcooliques», a indiqué le ministre Leitao au Journal mercredi.

Dans ce contexte, le ministre des Finances, de qui relève la SAQ, est d’avis que «les réflexions» doivent se poursuivre afin de doter le Québec d’un «modèle performant et efficient» dans la vente de vins et de spiritueux.

Il y a plus d’un an, porté par le rapport de la commission Robillard sur la révision des programmes, dont la SAQ, le gouvernement Couillard avait pourtant fait valoir publiquement son désir de ne pas laisser traîner les choses.

En début de semaine, le rapport du professeur Robert Gagné de HEC Montréal a ajouté de l’eau au moulin.

Selon lui, le modèle d’affaires de la SAQ qui génère plus de 1,7 milliard $ de recettes dans les coffres du gouvernement n’aurait pas enregistré de gains d’efficacité depuis 27 ans.

M. Gagné a fait valoir que le gouvernement et les Québécois seraient mieux servis par l’ouverture du monopole de la SAQ (notamment par l’introduction de nouveaux joueurs et d’une taxe sur le volume au Québec) que par le statu quo.

La CAQ déçue

Le député de la CAQ François Bonnardel croit que le gouvernement Couillard s’est dégonflé devant l’ampleur de la tâche d’ouvrir la vente de vins et spiritueux à la concurrence. «On sent chez ce gouvernement une volonté pour ne pas faire bouger les choses.»