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La mission de David Goudreault

David Goudreault
Photo courtoisie Le romancier, poète et slameur David Goudreault. 

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Pour David Goudreault, l’un des huit invités d’honneur de la 39e édition du Salon du livre de Montréal, tous les moyens sont bons lorsque vient le temps d’encourager la population à lire.

L’écriture est au cœur de la vie de David Goudreault, poète, romancier et slameur, qui a notamment remporté le Grand Prix littéraire Archambault 2016 pour son premier roman La bête à sa mère, qu’il qualifie de «trashy-comique».

«On est dans l’univers d’un voyou un peu minable qui recherche de la reconnaissance, a expliqué celui qui a longtemps œuvré à titre de travailleur social, notamment auprès de détenus. Pour moi, c’est l’exploration de la psychologie des criminels du fait divers.»

Un devoir

Malgré leur côté trash, les livres de David Goudreault (il a lancé cette année La bête et sa cage, deuxième tome de sa trilogie) ont réussi à se tailler une place dans certains cégeps et écoles secondaires au cours des derniers mois.

«Quand on me dit que les jeunes embarquent, c’est ce qui m’enthousiasme le plus, bien plus que les prix que j’ai pu recevoir», a-t-il dit.

Engagé, l’auteur dit se faire un devoir personnel de sensibiliser les jeunes à «l’effervescence de la vie littéraire du Québec».

«Il y a trop de bons livres qui se font, chez nous, pour perdre du temps à lire ceux qui ne nous intéressent pas. C’est correct, après avoir lu 10 ou 20 pages, d’abandonner pour passer à autre chose. Je crois que même les jeunes qui se font une fierté de ne pas lire peuvent trouver un auteur qui les rejoint.»

L’écrivain, qui a lancé cette semaine un nouveau recueil intitulé Testament de naissance, considère que la poésie occupe de plus en plus de place dans le paysage culturel de la province.

«Il y a deux richesses naturelles, au Québec: l’hydroélectricité et la poésie», a-t-il affirmé, ajoutant qu’il aimerait tout de même voir davantage de poètes contemporains, dans les écoles.

«Il faut se permettre de rendre la littérature attrayante, accessible et intelligente, a-t-il ajouté. Il ne faut pas prendre les gens pour des cons. Il faut leur proposer des lectures qui les mettent au défi.»

► David Goudreault prendra part à plusieurs séances de signatures (stands 446 et 332) et événements au cours des jours à venir. Infos: salondulivredemontreal.com.

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