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La Fédération des femmes du Québec est en difficulté financière

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La Fédération des femmes du Québec (FFQ) affirme être au bord du gouffre financier. Après avoir remercié deux de ses quatre employées cet automne, l’organisation estime sa survie sévèrement menacée.

En 2011, la FFQ employait sept travailleuses à temps plein, trois fois plus que maintenant.

Pourtant, les défis qui touchent les droits et les besoins des femmes n’ont pas diminué au fil des ans, mais les budgets accordés à la Fédération ont considérablement été réduits, a déploré l’organisme, dimanche.

«La situation est urgente et découle des effets cumulés de décisions gouvernementales, à Québec comme à Ottawa», a expliqué la présidente de la FFQ, Mélanie Sarazin, dans un communiqué émis dimanche matin.

Peu de ressources

Dans les années 2000, la FFQ fonctionnait avec un financement fédéral annuel de 250 000 $, versé par le programme Promotion de la femme. Cette enveloppe a été abolie sous le gouvernement Harper. Le groupe lancé il y a 50 ans reçoit par ailleurs 75 000 $ du gouvernement du Québec.

«Des démarches ont été entreprises et nous attendons les résultats, mais pour mettre fin à la précarité de la FFQ il faut un financement stable et suffisant; les projets ponctuels ne sont pas des solutions à long terme», a soutenu Mme Sarazin.

Campagne de financement

La présidente a annoncé dimanche en grande pompe le lancement d’une campagne d’appui pour venir en aide à la Fédération et plaider sa cause auprès des gouvernements.

«Comme nous, la Fédération des femmes du Québec est convaincue que la lutte pour les droits des femmes passe par la défense collective des droits. Elle intervient aussi bien pour dénoncer les conditions des détenues de la prison Leclerc, défendre les droits des personnes à l’aide sociale, que pour dénoncer le racisme systémique», a déclaré pour sa part Martine Eloy, du conseil d’administration de la Ligue des droits et libertés.