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Le Kaboul des expatriés

Le Kaboul des expatriés
Photo courtoisie

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Auteur de nombreux best-sellers dont, Vandal Love ou Perdus en Amérique, prix du Commonwealth du premier roman, Deni Ellis Bechard s’est inspiré de sa propre expérience en Afghanistan pour écrire Dans l’œil du soleil, son nouveau roman.

Son histoire est captivante, dès le début, et la vision humaniste, mais très lucide du monde qu’a l’auteur transparaît dans toute son écriture. Trois étrangers trouvent la mort dans un attentat à la voiture piégée, à Kaboul, dix ans après le 11 septembre. Justin est un idéaliste religieux enseignant dans une école locale. Clay, ex-militaire, est devenu contractuel en sécurité. Alexandra, une avocate québécoise, est spécialisée en droit humanitaire. Une journaliste proche des disparus mène l’enquête pour découvrir quels liens complexes les unissaient et tenter de trouver un coupable.

« Profiter de la guerre »

«J’ai écrit ce livre parce que je suis allé en Afghanistan en 2009 et j’ai remarqué que la culture des expatriés à Kaboul est faite de gens qui y sont allés surtout pour profiter de la guerre», explique Deni Ellis Bechard, en entrevue.

«Même si c’était des journalistes, parfois, et des gens qui travaillaient pour des ONG, il y avait ce qu’on observe dans une ville-champignon, comme ce qui s’est fait dans l’ouest des États-Unis pendant la période du “Wild West”, ça attire des gens qui veulent profiter. On voit des gens qui sont commissionnaires, mercenaires, qui veulent devenir riches, qui veulent fuir leur passé, qui cherchent un but dans la vie et à se réinventer. J’ai vu des narrations très classiques en ce sens et ce qui m’a étonné, c’est l’impact que ça a sur l’Afghanistan.»

  • Deni Ellis Béchard a écrit Kuei, je te salue, en collaboration avec Natasha Kanapé Fontaine (Écosociété).
  • Il sera en signature pendant le Salon du livre de Montréal.
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