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Radicalisation estivale

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Ainsi, la Ville de Montréal a versé 10 850 $ à une association islamique pour un camp de vacances l’été dernier­­, où des enfants syriens âgés de 5 à 14 ans ont été endoctrinés par des islamistes issus de la mouvance des Frères musulmans. Les enfants, dont une forte proportion ne parle pas le français, ont donc reçu des cours sur leur nouveau pays de la bouche de leurs moniteurs, dont des femmes en tchador.

Pendant qu’on finance à Québec un organisme de prévention dédié à la question de la radicalisation, on prend des enfants à peine sortis de la petite enfance pour les «instruire», c’est-à-dire les prémunir contre l’immoralité de la société islamophobe dans laquelle­­ ils ont débarqué.

Ce camp d’été, appelé Sindbad, a été organisé par le Centre communautaire laurentien, qui est rattaché à l’Association musulmane du Canada (MAC). Selon les experts consultés par Le Journal, le MAC est l’antenne la plus officielle des Frères musulmans au Canada.

Des accommodements risqués

Quel est donc le responsable à la Ville de Montréal qui a décidé de finan­cer ce camp? Est-il ignorant, naïf ou un islamiste déguisé? Presque onze mille dollars, c’est peu, penseront les multiculturels à la tête légère. Mais ces accommodements tissent une toile, pour ne pas dire un voile, qui recouvrira bientôt nombre d’organismes officiels à ce jour neutres.

Car il ne faut pas croire qu’en dépit de la réaction gouvernementale sur le projet d’habitation à Brossard, d’autres tentatives des Frères musulmans au Québec, destinées à s’approprier en vertu des chartes des institutions d’enseignement, de santé et de services sociaux, ne verront pas le jour.

Les islamistes ont compris que le Québec est une société qui se sent vite culpabilisée, qui a toujours tendance à plier devant des manipu­lateurs.

Fallait-il sortir des Syriens, victimes des horreurs commises par l’État islamique, pour les laisser à la merci d’islamistes­­ qui trouvent refuge à Cartierville, à Brossard ou à Rosemont­­­-La Petite-Patrie?