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Il agresse une fillette de 4 ans à la garderie

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Après des années de procédures judiciaires pénibles, une mère de Laval est soulagée que l’homme qui a agressé sa fille de quatre ans à la garderie soit enfin en prison.

«Ça prend beaucoup de patience pour les parents, mais à la fin, ça fait du bien», note cette mère, dont nous tairons le nom afin de protéger sa fille.

La dame, dans la trentaine, garde un goût amer des quatre dernières années et demie, où elle s’est présentée en cour à une vingtaine de reprises.

«Chaque fois, tu revis des émotions difficiles», dit-elle.

« N’importe quoi »

La Lavalloise espère pouvoir enfin tourner la page, car Mikael Morin a été condamné à 10 mois de prison la semaine dernière. Une peine que la dame ne juge pas assez dissuasive. «Dix mois, c’est n’importe quoi», dit-elle.

L’homme de 24 ans a reconnu avoir fait des attouchements sexuels à la fillette de quatre ans, en mai 2012.

Les agressions sont survenues à la garderie en milieu familial de Laval de la mère de l’accusé. Elle a été fermée depuis.

Morin a invité la fillette dans sa chambre et lui a dit qu’il allait vérifier ses fesses. Il lui a laissé miroiter qu’elle aurait des bonbons si elle acceptait.

Robe de chambre rouge

En rentrant à la maison, la fillette a dit à sa mère: «Mik a mis sa robe de chambre rouge dans [mes] fesses.»

Inquiète, la mère s’est rendue à l’hôpital Sainte-Justine le lendemain. Les médecins ont conclu à une agression sexuelle. La mère a aussi trouvé du sang dans les sous-vêtements de sa fille.

Après analyse, il y avait également du sperme de Mikael Morin sur les culottes de l’enfant, ainsi que sur la robe de chambre rouge de l’accusé.

L’avocat de la défense a expliqué à la juge Marie-Suzanne Lauzon que son client était sous l’influence de l’ecstasy lorsqu’il a commis son crime. C’était la première fois qu’il en consommait.

Depuis, Mikael Morin a entamé une thérapie psychosexuelle. En cour, il s’est excusé timidement pour ses gestes. Des regrets que la mère de famille n’a pas senti sincères.

La dame se console toutefois en voyant que sa fille ne semble pas avoir gardé de séquelles pour le moment.

«Elle ne réalise pas le degré de gravité comme nous. J’espère juste qu’elle n’aura pas de flashs à l’adolescence», conclut la mère.