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Oriens crie à l'incompétence de l'Environnement

Le terrain lourdement contaminé a son adresse sur le chemin Louis Riel, à Bécancour.
Ben Pelosse Le terrain lourdement contaminé a son adresse sur le chemin Louis Riel, à Bécancour.

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BÉCANCOUR - L'existence d'un site d'enfouissement hautement contaminé à Bécancour, tel que rapporté vendredi par «Le Journal de Montréal», et l'apparente lenteur à réagir des autorités donnent des munitions à l'entreprise Oriens Technologies, récemment fermée par le ministère de l'Environnement.

La PME qui recycle des brasques d'aluminium fait sarcastiquement remarquer qu'il s'agit de la même direction régionale de l'Environnement qui s'évertue à lui mettre des bois dans les roues. «Ce sont ces mêmes analystes qui nous font la vie dure depuis notre ouverture et qui nous ont contraints à cesser nos opérations et congédier tous nos employés en avril dernier», dénonce par voie de communiqué le vice-président de la PME, Gilbert Guérette.

L'entreprise déplore que le ministère fasse du «blocage» à son endroit et estime que ce qu'on voit avec le site orphelin contaminé n'est pas «rassurant».

Avec les résidus de l'aluminium, Oriens Technologies fabrique un additif à la poudre de ciment. Dès vendredi matin, l'entreprise a écrit une lettre à quatre ministres québécois, dont celui de l'Environnement, réclamant une rencontre pour exposer à nouveau les vertus économiques de ce projet innovant, pour ravoir son certificat d'autorisation et pour réparer le préjudice qui lui est causé.

Comme l'affaire est actuellement devant les tribunaux, le ministre David Heurtel a préféré la réserve. Il s'en est tenu à dire que des efforts étaient faits pour chercher une solution. «On essaie de trouver une voie de passage.»