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Dans la cuisine avec Virginie Coossa: «La cuisine de l’île Maurice est divine»

Dans la cuisine avec Virginie Coossa: «La cuisine de l’île Maurice est divine»
Photo Ben Pelosse

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Virginie a accepté de se prêter au jeu de la chef du jour afin de nous proposer la recette de poulet au beurre que son papa lui faisait, à elle et à son frère, lorsqu’elle était petite fille. Souvenirs tendres et odorants, dit-elle en rigolant. C’est ça, Virginie! Une animatrice et une journaliste proche des gens, le cœur sur la main.

Questionnaire gourmand

Présente-nous ton accessoire de cuisine fétiche et pourquoi l’avoir choisi?

Mon accessoire fétiche est mon extracteur à jus. Je l’ai acheté il y a deux ans sans grande conviction et surtout parce que des amis me vantaient les vertus de ces jus verts. Ça a été un coup de foudre! J’ai l’impression que les jus que je fais sont un ajout à ma santé et j’en fais profiter toute la famille. Bien sûr, si j’aime me faire des jus très verts et très amers, j’en fais aussi des plus «accessibles» pour les autres, plus doux au goût, en y ajoutant de la pomme, de la poire et de la carotte pour sucrer le tout.

As-tu d’autres accessoires qui facilitent ta vie?

Une pince en bois pour aller chercher les toasts dans le grille-pain. Elle m’a évité plusieurs petites brûlures aux doigts.

Pour toi, un repas et une soirée parfaite, c’est quoi?

Une belle soirée d’été douce et chaude, un BBQ autour de la piscine, dans ma famille, où les enfants s’amusent bien, les adultes sirotent un verre de vin blanc et il n’y a aucune pression de temps. Tout le monde apporte un plat, salade, dessert, et on fait cuire de bonnes côtes levées et des poitrines de poulet tandoori.

Essayes-tu tes recettes avant de les servir à tes invités?

J’essaie. Parce que j’ai souvent vu mes parents tester des recettes avant de recevoir. Pour eux, c’est essentiel! Et surtout parce que ça m’enlève du stress le soir de la réception. Je peux ainsi continuer de discuter avec les invités en cuisinant, ayant acquis un minimum d’aisance.

Raconte-moi la réalisation culinaire dont tu es la plus fière?

J’ai longtemps eu peur de faire du tartare­­ à la maison, mon plat favori. J’avais l’impression que c’était compliqué et dangereux pour la contamination. Or, le livre de Geneviève Everell m’a réconciliée avec l’idée, il m’a aidée à démystifier le tout. Et maintenant, un de mes classiques, que j’adore servir, est son tartare au saumon croustillant, lime et poivre. Son ingrédient clé? Des croustilles Miss Vickie’s lime et poivre émiettées pour donner du croquant. C’est un succès chaque fois!

Dis-nous aussi que tu rates des choses...

Bien sûr, il m’est arrivé trois ou quatre fois de rater des recettes, ou encore d’avoir mal calculé le temps de cuisson et réaliser que je ne pourrai servir mon plat qu’à 23 h 30 au lieu de 20 h, comme prévu... Mais dans ce temps-là, je ne fais ni une ni deux, je commande des soupes tonkinoises ou encore de la pizza. Et j’ouvre du bon vin pour m’excuser!

Meilleure expérience culinaire à vie?

L’une de mes meilleures expériences à vie remonte à l’an dernier, alors que notre ami et copropriétaire de l’auberge Saint-Gabriel, Marc Bolay, nous a préparé sa fameuse fondue suisse. Étant lui-même d’origine suisse et chef à ses heures, Marc sait mélanger toutes les bonnes proportions de fromages, avec de l’ail, du vin blanc et sûrement quelques autres ingrédients secrets pour nous faire­­ vivre une expérience mémorable. Je salive chaque fois que j’y repense! La convivialité de ce mets que l’on partage tous ensemble, c’est une expérience complète et parfaite pour moi!

Ça sentait quoi chez toi dans la cuisine lorsque tu étais petite?

Le cari! Mon père étant mauricien, nous mangions régulièrement des plats épicés, comme le byriani ou le poulet tandoori.

Ça sentait le cari dans la cuisine lorsqu’elle était petite.
Photo Fotolia
Ça sentait le cari dans la cuisine lorsqu’elle était petite.

Et aujourd’hui, ça sent quoi dans ta cuisine?

La sauce à spaghetti maison ou un plat à la mijoteuse. Comme beaucoup de familles­­, j’ai adopté la mijoteuse il y a cinq-six ans, et l’automne, elle fonctionne plus que jamais. Les deux plats dont on ne se tanne pas : les jarrets d’agneau au vin rouge et l’osso buco. Et la fin de semaine, je fais de la croustade aux pommes. C’est l’un de mes plats coups de cœur.

As-tu un rêve culinaire? Un resto où tu souhaites aller, un projet culinaire, un vin rare à déguster... ?

J’arrive d’un beau voyage en Toscane. En plus des vins exceptionnels de la région­­, j’y ai mangé des pâtes maison mémorables­­. On a de très bons restaurants italiens à Montréal, mais la différence là-bas se situe vraiment dans la texture des pâtes. Tellement fraîches et authentiques! Maintenant, je rêve d’aller­­ manger une pizza napolitaine au four à bois directement à Naples. On dit que c’est la meilleure au monde.

Livre de recettes préféré?

En plus du livre Tartare à la maison, de Geneviève Everell, je suis une inconditionnelle des livres de Ricardo. Toutes ses recettes sont délicieuses et faciles à réaliser. C’est ma valeur sûre au quotidien, avec un penchant pour son livre La mijoteuse, volume 1.

Le livre de Geneviève Everell qui l’a réconciliée avec les tartares.
Photo Courtoisie
Le livre de Geneviève Everell qui l’a réconciliée avec les tartares.

Son carnet d’adresses

Tes restos préférés?

Le Serpent, Jatoba, Le marché 27... .

Resto préféré pour sortir en tête-à-tête?

Le Filet, à Montréal. L’accueil et l’ambiance y sont parfaits et la nourriture tout simplement impeccable. Jamais de fausses notes.

Le Filet, son restaurant préféré pour un tête-à-tête.
Photo Courtoisie
Le Filet, son restaurant préféré pour un tête-à-tête.

Resto préféré pour tes sorties de chums de filles?

Le Montréal Plaza est vraiment sympathique. L’endroit est chaleureux et lumineux. Le concept – petits plats à partager – est toujours un succès entre filles.

Boutique gourmande préférée?

Le Richmond, épicerie italienne de la Petite Bourgogne, voisin du restaurant du même nom. Impossible de s’en tenir à ma liste lorsque j’y vais. Tout est tellement attrayant, les plats pour emporter très gourmands, les desserts succulents et c’est sans compter la section Accessoires de cuisine design que j’ai envie de déva­liser! L’espace en soi est l’un des plus beaux de Montréal.

Le Richmond, une épicerie italienne, sa boutique gourmande préférée.
Photo Courtoisie
Le Richmond, une épicerie italienne, sa boutique gourmande préférée.

Resto préféré hors Québec

Le Budakkan à New York, dans le Meatpacking­­ District. Popularisé par le film Sex & the City où Carrie Bradshaw y fait son souper prénuptial. L’endroit est majestueux et l’ambiance feutrée. La nourriture chinoise – nouveau genre – est authentique et savoureuse.

Vin préféré?

J’aime les vins blancs minéraux français et italiens, rien de boisé ou de fumé. Je craque pour un bon chablis. Sinon le champagne est tellement agréable en apéro, et fait toujours son effet pour un événement spécial. J’aime particulièrement le Ruinart, mais qui n’aimerait pas ça?

Recette fétiche?

L’osso buco. Tellement savoureux et réconfortant!

Produit fétiche?

La crème. J’en mets dans mes sauces, mes soupes... Partout!

De quoi ne peux-tu pas te passer?

Ma machine à café italienne! Et par extension, mon café quotidien...

Gourmandise coupable?

Les cronuts. Mélange de croissants et de beignes... Une avalanche de calories et de bonheur!

Les cronuts, sa gourmandise coupable.
Photo Fotolia
Les cronuts, sa gourmandise coupable.

Ce que tu ne peux pas manger ou que tu détestes?

Les petits pois. Je déteste la texture en bouche.

Ton style de cuisine préférée?

Japonaise et italienne. Mais la cuisine de mon papa originaire de l’île Maurice, c’est divin aussi. Nous prévoyons faire un voyage là-bas toute la famille, je sais que ça va être émouvant.

La recette de Virginie Coossa

Poulet au beurre simple de la Famille !

Dans la cuisine avec Virginie Coossa: «La cuisine de l’île Maurice est divine»
Photo Ben Pelosse

Cette recette, c’est celle que m’a trans­mise mon papa, Anand Coossa. Il va être surpris de la voir dans le journal et fier de sa fille. Je la refais toujours avec autant de bonheur, c’est simple et délicieux!

La quantité d’épices peut sembler étourdis­sante, mais c’est ce qui fait la particularité de la cuisine indienne, ses mélanges d’épices.

Ingrédients

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  • 600 g  de hauts de cuisse de poulet coupés en cubes (on peut aussi utiliser des poitrines)
  • 5 c. à s.  de beurre clarifié
  • 2  petits oignons coupés en fines lamelles
  • 2-3  gousses d’ail finement hachées
  • 2 c. à thé  de gingembre en pot (ou gingembre frais haché­­) 
  • 1 c. à thé  de curcuma
  • 1 c. à s.  de garam masala
  • 1 c. à thé  de cardamome en poudre
  • 1 c. à thé  de paprika
  • 1/4 tasse  de crème 15 % ou 35 %
  • 1/2 tasse  de yogourt grec
  • 1/3 tasse  de poudre d’amande
  • 1  petite boîte de tomates en dés en conserve (398 ml) 
  • 1 c. à s.  de pâte de tomate 
  • coriandre fraîche

Préparation

1. Chauffer le feu assez fort et faire sauter les oignons dans le beurre (clarifié) avec toutes les épices pendant cinq minutes. Les oignons doivent devenir translucides, mais pas trop bruns et encore moins brûlés, cela apporterait inutilement de l’amertume.

2. Ajouter l’ail, le gingembre et le poulet et le cuire jusqu’à ce qu’il ne soit plus rosé.

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3. Incorporer la poudre d’amande, la pâte de tomate, les tomates et laisser mijoter le tout une quinzaine de minutes à feu doux.

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4. Ajouter la crème et le yogourt grec, mélanger, bien brasser et ne pas hésiter à ajouter un peu de crème si la texture n’est pas assez liquide ou onctueuse à votre goût

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5. Servir immédiatement garni généreusement de feuilles de coriandre fraîche.

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On accompagne le plat avec du pain naan, du riz basmati...

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Et le tour est joué!

Bon appétit!

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