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L'Ontario admis au sein de la Francophonie

L’Ontario obtient le statut d’observateur à l’Organisation internationale de la francophonie
Photo d'Archives QMI Kathleen Wynne

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L'Ontario fait son entrée dans le monde de la francophonie sur décision prise samedi au Sommet de Madagascar par l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

«C'est un moment historique pour l'Ontario, particulièrement pour les Franco-Ontariens», a déclaré la ministre ontarienne des Affaires francophones, Marie-France Lalonde, au lendemain de la décision ouvrant la porte à la plus grande province canadienne à titre de membre observateur de l'OIF.

L'Ontario, qui compte plus de 600 000 locuteurs francophones sur une population de 13,6 millions d'habitants, rejoint la Francophonie en même temps que la Corée du Sud, l'Argentine et la Nouvelle-Calédonie, tous à titre de membres observateurs. L'Arabie saoudite, qui avait elle aussi formulé une demande, s'est vue recalée au terme de discussions laborieuses.

«J'ai eu des rencontres particulières avec M. Trudeau, M. Couillard et M. Gallant. On a été bien soutenus, a signalé Mme Lalonde. On est fiers de ce qu'on peut apporter à la Francophonie [...] en agriculture, avec le groupe TFO-Média. Ce sont des forces qu'on a et on va apprendre d'autres pays.»

Samedi, le premier ministre Justin Trudeau se réjouissait à l'avance de l'admission de l'Ontario. «Les francophones du Canada sont une des composantes essentielles de cette société [canadienne] pluraliste et ouverte [...] L'Ontario apportera certainement une contribution importante à l'Organisation», a souhaité M. Trudeau.

Une lectrice franco-ontarienne du Journal a qualifié la situation de «farce». «Pas capable de me faire servir en français à Ottawa chaque fois que j'y vais [...] Capitale où il y a deux langues officielles, on rit de nous», a-t-elle écrit dans un courriel.