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Un dictateur de moins

Des slogans louant la mort de Castro inscrits sur des drapeaux cubains à Union City au New Jersey.
Photo AFP Des slogans louant la mort de Castro inscrits sur des drapeaux cubains à Union City au New Jersey.

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Avouez que c’est drôle...

Entendre ceux-là mêmes qui traitent un président élu démocratiquement de facho, alors qu’ils pleurent la disparition d’un dictateur.

Voir Justin «Gay Pride» Trudeau faire l’apologie d’un tyran qui a envoyé des milliers d’homosexuels en prison.

Lire les éloges de la petite gogauche à un despote qui bâillonnait la presse, exécutait ses opposants, violait sans hésiter les droits de la personne et emprisonnait les journalistes qui osaient critiquer son régime.

Non, mais quel cirque!

Quel carnaval!

MAUVAISE CONDUITE

Personnellement, j’ai célébré la mort de Castro en m’envoyant quelques «rhum and coke» derrière la cravate.

«Chaque fois que j’entends des gens dire que Castro était un dictateur, je dis que ce n’est pas le bon mot. Il était un tyran.

«Un dictateur, c’est une personne à qui l’on a donné des pouvoirs absolus pour contrer une menace nationale sur une base temporaire. Un tyran, c’est un homme qui se fout des lois et qui usurpe les droits du peuple.»

Qui a dit ça? Donald Trump? Ronald Reagan? Stephen Harper?

Non: Alina Fernandez, la propre fille de Castro, qui a fui son régime avec de faux papiers en 1993.

Vous connaissez Nestor Almandros?

Cet Espagnol qui a immigré à Cuba en 1948, alors qu’il avait 18 ans, est devenu l’un des plus grands directeurs de la photographie de l’histoire du ciné­ma.

On lui doit les images magnifiques de plusieurs classiques, dont Days of Heaven de Terrence Malick, considéré par la plupart des critiques comme l’un des plus beaux films jamais tournés.

En 1984, Almandros a réalisé un documentaire sur la situation des droits de l’homme à Cuba. Intitulé Mauvaise conduite (Improper Conduct), ce film, qui a remporté le prix du public au Festival de films gais et lesbiens de San Francisco et le Grand Prix au Festi­val international des droits de l’homme de Strasbourg, s’intéresse particulièrement au sort des milliers d’homosexuels jetés en taule par

Castro et ses troupes.

UN PERSONNAGE « CONTROVERSÉ » ?

On trouve plusieurs extraits de ce film sur internet.

Je vous conseille de les regarder en pensant aux bons mots qu’a eus notre premier ministre Justin «Kumbaya» Trudeau pour ce dictateur homophobe.

«Fidel Castro était un personnage controversé», a-t-il dit, des trémolos dans la voix.

Controversé? Euh... non.

Justin Bieber est un personnage controversé. Miley Cyrus est un personnage controversé.

Castro était un persécuteur, un oppres­seur, un ennemi de la liberté, au même titre que Pinochet.

Comme la plupart des «révolutionnaires» admirés par les fidèles du Drapeau rouge, une fois assis sur le trône, Castro est devenu un monar­que assoiffé de pouvoir.

Un tyran qui était – bizarre, bizarre – un grand ami de Pierre Elliott Trudeau, le père de notre Charte des droits et libertés.

LECTURE OBLIGATOIRE

Devant le flot de bêtises déversées ce week-end, une idée m’est venue en tête.

Que La ferme des animaux de George Orwell devienne une lecture obligatoire à l’école.

L’histoire d’un groupe de cochons qui fomentent une révolte dans une ferme et qui deviennent aussi tyranniques sinon plus que le fermier qu’ils ont chassé.

«Tous les animaux sont égaux, mais certains sont plus égaux que d’autres...»