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Choc et stupeur chez les employés de la biscuiterie

Choc et stupeur chez les employés de la biscuiterie
Sébastien St-Jean

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Des employés de longue date de l’usine Mondelez de Montréal étaient sous le choc mercredi en apprenant la fermeture de la biscuiterie, que pourtant rien ne laissait présager, disent-ils.

«Ça a été un choc. On ne s’attendait pas à ça. La semaine prochaine, j’étais supposé aller en Italie pour acheter une machine pour moderniser la production de biscuits Oreo. Ça n’a pas de sens», raconte le travailleur Éric Gilbert.

L’usine doit cesser graduellement ses activités d’ici la fin de l’année 2017 et 454 employés perdront leur emploi, a indiqué la compagnie dans un communiqué.

M. Gilbert, père de deux adolescents, craint de ne pas retrouver d’emploi avec d’aussi bonnes conditions de travail.

«Je n’aurai pas le choix de retourner sur le marché du travail rapidement. C’était très bien payé, au-dessus de la plupart des usines de Montréal», dit le travailleur.

Celui-ci souligne avoir appris la nouvelle de son supérieur par téléphone, mercredi.

Stupéfaction

L’entreprise a convoqué ses employés en réunion au cours de l’après-midi pour leur annoncer la nouvelle, soutient le technicien en fiabilité Jean-François Gagné, qui travaille dans l’imposant bâtiment de la rue Viau depuis plus de 20 ans.

«Ça a été la stupéfaction. Personne ne s’y attendait», dit-il.

«Nous on s’attendait à une modernisation sur une ligne de production prochainement, mais c’est le contraire qui est arrivé finalement. C’est toute une surprise», poursuit l’homme de 45 ans.

Son collègue Denis Laurendeau, qui travaille à l’usine depuis 18 ans, confie aussi avoir été pris de court par cette annonce.

Il déplore pour sa part une grave perte d’emplois de qualité pour la métropole.

«C’est d’une grande tristesse. C’était une bonne usine, avec de bons emplois et de bons salaires», assure-t-il.

L’électrotechnicien de 57 ans s’apprête à prendre sa retraite, mais il a une pensée pour d’autres collègues, dont certains ont de jeunes enfants.

«J’ai des confrères qui ont de petites familles et qui vont se retrouver sans emploi bientôt. C’est encore plus triste pour eux autres», dit-il.