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«Christie» que ça va mal!

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Que c’est désolant de voir le gouvernement Couillard baisser les bras devant la décision de Mondelēz de fermer les portes de son usine «Biscuiterie Christie» à Montréal et de mettre ainsi à pied ses 454 travailleurs d’ici la fin de 2017.

Mondelēz International (anciennement Kraft Foods) est une multinationale américaine qui fabrique, entre autres, les populaires marques de biscuits Christie, Oréo et LU.

À la suite de l’annonce de la fermeture de l’usine montréalaise, la ministre de l'Économie, de la Science et de l'Innovation, Dominique Anglade, a laissé entendre qu’il n’y avait pratiquement rien à faire avec les dirigeants de Mondelēz Canada, leur décision étant, semble-t-il, finale.

Le syndicat des employés de l’usine montréalaise de biscuits trouve que le gouvernement Couillard manque de combativité pour sauver leurs 454 emplois.

Le syndicat a raison sur un point majeur: c’est bien beau vouloir créer 250 000 emplois en cinq ans, mais sauver les emplois existants devrait rester la principale priorité du gouvernement Couillard.

AU PAYS DE TRUMP

Deux poids, deux décisions. Alors que le gouvernement Couillard avoue son impuissance devant la décision de la multinationale Mondelēz de fermer son usine montréalaise, le nouveau président élu des États-Unis, Donald Trump, a réussi, lui, à faire réfléchir la multinationale américaine avant de continuer à délocaliser des usines à l’extérieur des États-Unis.

Sa méthode? M. Trump a tout simplement lancé un message sans équivoque à Mondelēz et autres entreprises qui veulent quitter les États-Unis pour produire ailleurs à plus bas prix: il y aura des conséquences. Financières, s’entend.

Avec Trump au pouvoir, ce sera le retour du Made in America. Et gare aux entreprises américaines qui vont délocaliser leurs usines!

Chez nous, au Québec, on reste trop souvent passif devant la délocalisation d’emplois. Qu’a fait Québec pour empêcher les projets de Bombardier de transférer ailleurs une panoplie d’emplois? Qu’a-t-il fait pour éviter qu’Air Canada transfère ailleurs des emplois d’entretien de ses avions?

Malheureusement pas grand-chose!

CHIFFRES TROMPEURS

En l’espace d’un an, le taux de chômage au Québec a baissé de 1,3 point de pourcentage, passant ainsi de 7,5 à seulement 6,2 %.

C’est le plus bas taux depuis 1976, l’année des Jeux olympiques de Montréal.

C’est très bien. Mais ne nous emballons pas trop vite avec ce taux de chômage à 6,2 %.

Pourquoi? Parce qu’une portion importante de la baisse enregistrée en novembre (-0,6 point de point de pourcentage) est attribuable à la diminution de la population active, laquelle comprend les travailleurs et les personnes cherchant un emploi.

Par ailleurs, en un an, il s’est créé au Québec 80 600 emplois. Bravo! Mais de ce nombre imposant, seulement 28 600 emplois à temps plein ont été créés, soit le tiers.

Autre constat pas piqué des vers: presque la moitié des emplois créés au cours des 12 derniers mois proviennent du secteur... public, soit 39 100 emplois.

Vive l’impôt!