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Faciliter l’intégration des familles immigrées au Québec

Faciliter l’intégration des familles immigrées au Québec
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Après l’accueil de ces 25 000 réfugiés syriens et de tous ceux pour qui le Québec ouvre ses frontières, la priorité est à leur intégration, ce qui demeure sans contredit le grand défi de la société québécoise.

Il suffit de se souvenir de ces premières vagues d’immigration du XXe siècle, à Montréal plus particulièrement, puisque ces nouveaux arrivants s’établissaient rarement en région. Ces familles immigrées aimaient se retrouver dans le même quartier et, avant l’adoption de la loi 101, bon nombre d’entre eux parlaient uniquement l’anglais, voire d’autres langues que les deux langues officielles du Canada. Ce phénomène concernait plus particulièrement les femmes, les mères et les grand-mères qui demeuraient à la maison et qui pouvaient dans leur quartier vivre comme en Italie, au Portugal ou en Pologne, plusieurs de leurs compatriotes considérés comme de très bons commerçants ayant choisi d’ouvrir de petits commerces utilitaires (épicerie, restaurant, dépanneur, blanchisserie, etc.) dans leur quartier et d’importer même des centaines de produits consommés dans leur pays d’origine. C’est ainsi que les Québécois de souche ont pu se familiariser avec d’autres cultures et découvrir leur gastronomie.

FAMILLE, ÉCOLE, COMMUNAUTÉ

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De plus en plus de chercheurs reconnaissent à la communauté le pouvoir d’intégration de tous ses membres. L’œuvre de la Fondation du Dr Julien en est un bel exemple. Ne dit-on pas en Afrique que pour éduquer un enfant, ça prend tout un village? D’autres initiatives au Québec ont vu le jour pour faire ce lien si important entre la famille, l’école et la communauté, dans le seul but d’assurer le succès, la réussite scolaire, le bien-être et le développement des enfants, ces citoyens de demain qui représentent le futur du Québec.

Si le succès de l’intégration des familles immigrées passe par l’apprentissage du français, à moyen et à long terme, elle passe aussi par l’intégration des parents dans le marché du travail et par la scolarisation des enfants. L’importance de tout mettre en œuvre pour éviter le décrochage scolaire des jeunes, plusieurs commissions scolaires l’ont compris. Certaines ont adopté l’École des parents, ce modèle développé dans la région de Québec par la Commission scolaire des Navigateurs avec l’implication de la famille, de l’école et de la communauté, trois éléments indissociables pour en assurer le succès.

L’École des parents propose des ateliers, des conférences et des activités de formation aux parents qui veulent accompagner et soutenir personnellement leurs enfants à l’école et plus particulièrement dans leurs devoirs et leçons rapportés à la maison. Toute la communauté est impliquée dans le succès des élèves, ce qui fait une grande différence et plus particulièrement auprès des familles immigrantes. Une conséquence positive de cette implication de parents immigrants: ils s’intègrent plus facilement à la société québécoise et voient dans le quotidien ce qui est admis et fait consensus. Les valeurs québécoises, particulièrement l’égalité entre les hommes et les femmes ou encore la liberté d’expression, peuvent ainsi être mieux acceptées et assimilées.