/weekend
Navigation

Le Vent du Nord et De Temps Antan unifient leurs forces

Le Vent du Nord et De Temps Antan unifient leurs forces
photo courtoisie Guillaume Morin

Coup d'oeil sur cet article

Le Vent du Nord et De Temps Antan rêvaient depuis plusieurs années d’unir leurs forces. Les deux formations «trad» québécoises sont sur la route avec une tournée commune du temps de Fêtes où ils interprètent leurs répertoires respectifs, des classiques et dix nouvelles chansons.

Les sept musiciens ont choisi, pour cette série de 14 spectacles, qui fait le tour du Québec, d’aller au-delà du concert en duo traditionnel où chacun se contente de ­faire ses chansons et de s’insérer, à quelques occasions, dans celles de l’autre.

«C’est comme si c’était un tout nouveau groupe, a décrit Nicolas Boulerice, chanteur et multi-instrumentiste du Vent du Nord, lors d’un entretien.

«Et nous sommes tous sur la scène en même temps», a précisé Pierre-Luc Dupuis, accordéoniste de De Temps Antan.

Ce projet d’unification s’est concrétisé un peu sous forme de boutade, lors de l’enregistrement de l’album en spectacle Mesdames et Messieurs!, en 2008, où De Temps Antan faisait partie des invités.

Très occupées, avec des concerts un peu partout sur la planète, les deux formations de Joliette ont réussi, il y a deux ans et demi, à bloquer des dates pour la création des nouvelles chansons et pour la tournée.

«On a pris dix jours pour composer, arranger et enregistrer les dix nouvelles chansons», a précisé Nicolas Boulerice.

Le bordel

La tournée Solo est une rencontre entre deux univers différents et deux groupes qui ont des façons tout à fait différentes de travailler.

«Le Vent du Nord, explique Pierre-Luc Dupuis, a une méthode structurée ­comparativement à la nôtre qui est un peu plus brouillonne.»

«On a mis le bordel là-dedans et ça leur a fait du bien», a-t-il laissé tomber.

Après des concerts à Joliette et à ­Shawinigan, les musiciens ont constaté que la nouvelle famille était loin d’être dysfonctionnelle.

«J’écoute les commentaires des gens après le spectacle et c’est différent de ce que j’entends habituellement. Ils n’entendent pas De Temps Antan ou le Vent du Nord, mais une fusion des deux groupes. C’est encore très jeune, mais on sait que ça fonctionne. Ça va chercher autre ­chose et c’est stimulant», a indiqué ­Nicolas Boulerice.

Cette énergie, qualifiée d’unique, ajoute Pierre-Luc Dupuis, dans le contexte du temps des Fêtes, ressemble à celle que l’on retrouve l’été dans les festivals ­québécois.

«Les gens sont contents, de bonne ­humeur et ils sont là pour célébrer. Il y a une espèce effervescence et ça, c’est ­vraiment l’fun», a raconté le musicien qui a vécu les grandes tournées du temps des Fêtes avec la Bottine Souriante.

Nicolas Boulerice s’attendait à ce que Solo soit un gros party sur scène, mais pas autant que ce qu’il découvre depuis le début de la tournée.

«C’était médium tempo et plein de ­couleurs, lors des répétitions et puis ce fut beding, badang et pouf, lors de la ­première à Joliette. Je me suis rendu compte qu’on avait un monstre entre les mains et je n’avais pas réalisé à quel point ça allait décoller», a-t-il dit.

«Avec sept musiciens sur scène, ça fait beaucoup d’énergie sur scène et ça se sent», a mentionné Pierre-Luc Dupuis.

Cette tournée, mise en scène par Michel Faubert, sortira du Québec avec des concerts qui seront présentés dans l’Ouest canadien, en Europe et aux États-Unis. Un disque, issu de cette collaboration, pourrait aussi être lancé.


La tournée Solo sera de passage le 10 décembre, au Pavillon de l’Île à Châteauguay, le 14 décembre au Théâtre Pauline-Julien à Sainte-Geneviève, le 15 décembre, au Théâtre de la Ville de Longueuil, le 17 au Centre culturel de Beloeil, le 29 décembre, au Théâtre Hector-Charland de L’Assomption et le 30 décembre au Métropolis à Montréal.