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Un colis rempli de biopsies égaré pendant près d’une semaine

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RIVIÈRE-DU-LOUP | Un colis contenant des échantillons de biopsies prélevées à La Pocatière qui devait aboutir le lendemain à Rivière-du-Loup s’est rendu à sa destination finale près d’une semaine plus tard, car il avait perdu ses étiquettes.

Le contenant comprenant une trentaine de prélèvements a d’abord été cueilli par le transporteur à l’hôpital de La Pocatière mercredi le 30 novembre pour prendre la direction de Québec, selon son trajet habituel.

Il aurait dû revenir vers Rivière-du-Loup le lendemain, après son passage au centre de distribution de Québec. Le transporteur d’échantillons fait effectivement la route d’est en ouest une journée et repart de l’ouest vers l’est le lendemain.

Toutefois, l’équipe de Rivière-du-Loup n’a pas reçu le colis attendu et a rapidement contacté celle de La Pocatière pour savoir ce qui en était.

«L’étiquette sur la boîte a décollé durant le transport et il a fallu, une fois rendue à Québec, qu’il (le transporteur) fasse une recherche pour retrouver la destination finale», précise Kate Vézina, présidente du syndicat affilié à la CSN des travailleuses et travailleurs de la santé du Kamouraska, catégories 3 et 4. «Il n’a pas été perdu par négligence», a-t-elle souligné.

Le colis a été retracé lundi et a été livré le mardi à Rivière-du-Loup.

Encore bons

Les biopsies qui se trouvaient à l’intérieur n’ont pas été abîmées et le temps imprévu qui s’est écoulé ne force pas leur destruction.

«Les échantillons étaient fixés. Les spécimens sont toujours viables et on peut les analyser», a confirmé Michel Simard, directeur des services multidisciplinaires du CISSS du Bas-Saint-Laurent.

«Ça arrive très rarement, mais ça peut arriver», a-t-il ajouté.

Plus d’erreurs?

La centralisation des laboratoires de biologie médicale, Optilab, n’est pas encore déployée dans le Bas-Saint-Laurent et n’est donc pas en cause. Toutefois, les syndicats s’inquiètent.

«On n’est pas encore avec Optilab et il se fait déjà des erreurs. Avec plus de volume, ça pourrait augmenter. Plus tu en transportes, plus tu augmentes ton risque d’erreurs», croit Sylvain Lirette, répondant politique au Bas-Saint-Laurent de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux.