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Bière brassée avec l’eau d’une mine d’amiante

Les proprios assurent que leurs clients ne risquent rien

bière mine
Photo courtoisie, Moulin 7 Danick Pellerin (photo) et Yan St-Hilaire réalisent un rêve d’enfance en ayant le droit d’aller au fond de la mine d’Asbestos pour y récolter l’eau pure.

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ASBESTOS | Une microbrasserie d’Asbestos offre une bière à partir de l’eau puisée dans l’ancienne mine d’amiante Jeffrey.

Le trou laissé par l’extraction d’amiante dans la mine Jeffrey fait maintenant place à une étendue d’eau d’un bleu saisissant. Les copropriétaires de la microbrasserie Moulin 7 ont eu l’idée, un peu folle, d’utiliser cette eau pour la création de la Ciel ouvert, leur dernière bière.

« C’est de l’eau de source souterraine qui crée ce lac. Après analyse, il n’y a aucune trace d’amiante. S’il y en a, ce n’est même pas détectable » – Danick Pellerin

Même si l’amiante a été banni au Canada jeudi en raison de ses risques liés au cancer, les copropriétaires assurent que cette eau est d’une qualité exceptionnelle. Le président de Mine Jeffrey leur a fourni des analyses prouvant que l’eau n’était pas contaminée. Les brasseurs ont également procédé à leurs propres tests.

Les parois de ce lac sont en ardoise et en pierre serpentine. L’eau y est d’une telle propreté que le filtre utilisé lors du pompage a servi à en récolter 2000 litres alors qu’en général il est changé aux 20 litres.

«C’est de l’eau de source souterraine qui crée ce lac. Après analyse, il n’y a aucune trace d’amiante. S’il y en a, il n’est même pas détectable», assure le copropriétaire de Moulin 7, Danick Pellerin.

Rêve d’enfance

Dans une recette de bière, l’eau fait toute la différence. Celle qui provient de la mine Jeffrey donne un goût plus minéral et un peu salé à cette bière blanche, au taux d’alcool de 3,8 %.

Pour les copropriétaires, l’eau de la mine Jeffrey est plus qu’une question de goût. Ces natifs d’Asbestos ont grandi avec l’envie d’aller voir le site de plus près. En allant puiser l’eau eux-mêmes, ils ont ainsi l’autorisation d’accéder à un endroit où leur présence était interdite lorsqu’ils étaient enfants.

«C’est un rêve de p’tit gars d’aller me promener dans le fond de la mine. J’habitais à côté. Des fois, on essayait de sauter de l’autre bord de la clôture et on se faisait repérer tout de suite», raconte Danick Pellerin en riant.

Aujourd’hui, sa microbrasserie reflète son engouement pour le patrimoine d’Asbestos. Les bières qui y sont produites sont toutes nommées en l’honneur de l’histoire de la mine et les éléments du décor ont été récupérés lors de sa fermeture.