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Le verglas n’a pas refroidi les manifestants antipipeline

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MONTRÉAL |  Une marche de protestation s’est tenue dimanche, à partir de la raffinerie Suncor de Montréal, où aboutit le pétrole de la ligne 9b d'Enbridge, pour manifester contre le développement de nouveaux oléoducs.

Les manifestants avaient prévu un parcours de 16 km jusque dans le Vieux-Montréal dans le cadre de la Marche des peuples pour la Terre-mère. Ils en ont profité pour dénoncer la loi 106, qui met en œuvre la Politique énergétique 2030 du gouvernement du Québec et ont aussi souligné l’approbation de l’inversion du flux du pipeline 9b d'Enbridge accordée il y a un an.

«Ce pipeline représente une menace permanente pour l’eau potable de millions de personnes, dont près de trois millions dans la région de Montréal. De plus, il a été autorisé sans le consentement préalable de communautés autochtones directement affectées», a déclaré Amélie Violette, porte-parole de la marche.

Les participants ont aussi critiqué la loi 106 qui selon eux permettra aux entreprises du secteur pétrolier et gazier de lancer de nombreux projets.

«Le droit crucial des communautés de refuser des projets industriels dangereux est gravement compromis par cette loi. Le recours au bâillon pour l’adopter parle de lui-même», a affirmé Céline Lachapelle, représentante et porte-parole d’Action Environnement Basses-Laurentides.

Outre les représentants de plusieurs organismes environnementaux, les marcheurs se disaient aussi en lien avec les nations autochtones qui contestent aussi plusieurs projets de pipelines, de même qu’avec les Sioux de Standing Rock au Dakota du Nord qui ont empêché un pipeline de passer sur son territoire.