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Le Conseil du patronat veut que Québec évite le gaspillage

Selon le président du Conseil du patronat, Yves-Thomas Dorval, le moment fort de 2016 dans l’économie canadienne a été l’entente de libre-échange entre le Canada et l’Europe.
Photo d’archives, Agence QMI Selon le président du Conseil du patronat, Yves-Thomas Dorval, le moment fort de 2016 dans l’économie canadienne a été l’entente de libre-échange entre le Canada et l’Europe.

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Québec a non seulement surmonté son déficit en 2016, mais aussi dégagé des surplus. Il devra les utiliser judicieusement, dit Yves-Thomas Dorval, président-directeur général du Conseil du patronat du Québec (CPQ).

«L’année 2017 sera déterminante, dit-il. Les surplus doivent être investis de manière stratégique et pertinente, que ce soit pour les infrastructures, la santé, l’éducation ou encore pour faciliter le développement économique.»

« Les surplus doivent être investis de manière stratégique et pertinente » – Yves-Thomas Dorval, président du Conseil du patronat

Le parti au pouvoir à Québec est à mi-mandat. La tentation est là de réinvestir là où il a fait des compressions. Surtout qu’il ne l’a pas toujours fait au bon endroit, estime M. Dorval. «Le gouvernement aurait pu mieux faire. Mais le Québec n’avait pas le choix d’imposer plus de rigueur budgétaire. Et ça n’est jamais un exercice facile.»

Faible croissance

Des politiques ont été adoptées en série en 2016 sur l’énergie, le Plan Nord, les manufacturiers innovants, l’aérospatiale, l’exportation ou l’innovation. Malgré cela, la croissance est demeurée faible au Québec, dit Yves-Thomas Dorval. «On a quand même connu une meilleure année que certains analystes auraient pu prédire, notamment avec le plus faible taux de chômage et la plus forte création d’emplois.»

Cette année encore, les entrepreneurs ont peu investi dans leur modernisation. Selon M. Dorval, cela tient tant aux signaux économiques, peu emballants, qu’à la réalité démographique. À l’instar de l’ensemble de la population, les propriétaires d’entreprises vieillissent. «Ils ne veulent pas mettre à risque leur patrimoine.»

Ce vieillissement démographique pose un défi majeur pour le Québec. «C’est le plus grand enjeu en 2017, croit M. Dorval. Il y a plus de travailleurs qui sortent du marché que de nouveaux qui arrivent. Il faut développer les meilleures pratiques pour y faire face.»

Dans les sondages, les membres du CPQ disent que la santé et l’éducation sont des priorités. Le décrochage scolaire reste un problème. «On n’a pas le choix de s’y attaquer, dit Yves-Thomas Dorval. Le Québec n’a pas les moyens de perdre un seul jeune parce qu’il a été mal orienté.»

Moment fort de 2016

Le moment fort de 2016 dans l’économie canadienne a été l’entente de libre-échange entre le Canada et l’Europe, estime Yves-Thomas Dorval. Et 2017 verra l’arrivée au pouvoir du nouveau président américain, Donald Trump, «et son discours protectionniste», dit-il.