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La classe des Kings

La classe des Kings
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Denis Fugère n’a pas rencontré très souvent le propriétaire des Kings dans sa vie. Il n’avait serré la main de Philip Anschutz qu’une seule fois avant cette année. Mais quand ce dernier a appris que son dépisteur au Québec souffrait d’un cancer, il a lancé un message clair à tous les dirigeants de son équipe.

Assurez-vous que Denis Fugère soit très bien soigné. Aujourd’hui, Denis Fugère est en rémission et l’appui de son organisation lui a permis de passer à travers de dures épreuves.

UN RARE CANCER

Au début de l’automne 2015, Denis Fugère était à Halifax et ne se sentait pas très bien. À son retour à la maison, il a passé des examens médicaux et les nouvelles n’ont pas été bonnes. Il souffrait d’un cancer du lymphome du manteau, un cancer qui touche trois à quatre mille Canadiens chaque année. Évidemment que son rôle chez les Kings allait être mis en veille durant les traitements qui devaient durer entre 12 et 18 mois. «Je ne pouvais plus travailler et mes patrons m’ont suggéré de me faire soigner aux États-Unis, mais moi qui ai déjà de la difficulté à comprendre le langage des médecins, ç’aurait été difficile en anglais, lance Denis Fugère au bout du fil. Mais ce qui a fait la différence pour moi, c’est qu’au Québec on peut être soigné avec des cellules souches, ce qui n’est pas le cas chez nos voisins du Sud.»

Son objectif était de combattre ce cancer le plus rapidement possible. Et c’est ce qu’il a fait; après un combat de 10 mois, il a appris qu’il était en rémission. «Il y a trois facteurs qui sont essentiels pour combattre cette maladie: de bons médecins, le soutien de la famille et celui de l’employeur. Les Kings ont été incroyables avec moi. Premièrement, on a prolongé mon contrat. Ils ont payé mon salaire au complet même si je ne pouvais pas travailler et ils ont payé mon allocation pour le véhicule. Ils ont même exigé de rembourser le stationnement que mon épouse devait payer à l’hôpital pour venir me voir tout en mettant de l’essence avec la carte de crédit de l’équipe.»

Les Kings ont encore une fois montré qu’ils sont une organisation de première classe et pas besoin de vous dire que la famille Fugère n’a que de bons mots pour l’équipe.

UNE SOIRÉE MAGIQUE

Autre preuve de la classe de l’organisation de Los Angeles. La réunion annuelle des dépisteurs des Kings pour se préparer pour le repêchage a toujours lieu à Toronto, mais en février dernier, c’est à Montréal qu’elle a eu lieu afin de permettre à Denis Fugère d’y assister entre deux traitements, même s’il n’avait pas travaillé de la saison, ou presque.

Et les Kings voulaient aussi s’assurer que la bataille de son dépisteur québécois devait être connue de ses partisans. «Le 21 octobre, on m’a appelé pour me demander de venir à Los Angeles avec mon épouse pour un match dédié aux gens qui combattent le cancer.

Lors du premier entracte (25 octobre), on m’a présenté au tableau indicateur et j’ai eu droit à une ovation de 59 secondes. J’ai compris ce que les joueurs peuvent ressentir lorsqu’ils sont chaudement applaudis. Je ne savais plus comment me tenir. C’était un beau moment, surtout qu’on va être honnête, personne ne me connaît!»

HÂTE À JUIN

Aujourd’hui Denis Fugère fait attention à lui. Il a déjà vu 70 matchs de hockey cette saison, mais il est à l’écoute de son corps plus que jamais et il n’hésite pas à demeurer à la maison s’il se sent trop fatigué. Mais pas question pour lui de parler de retraite alors qu’il attend avec impatience le repêchage de juin qui aura lieu à Chicago.

L’AVENIR EST EN RUSSIE

Jaroslav Halak a encore une autre année de contrat avec les Islanders; il reste que ce n’est pas lui qui est le gardien d’avenir de la formation, mais plutôt Ilya Sorokin, qui évolue pour la formation de Moscou dans la KHL. Le gardien de 21 ans a des statistiques phénoménales, montrant une moyenne de 1,32 en 64 matchs en carrière avec le CSKA. Repêché en 2014 en troisième ronde par les Islanders, le gardien de 6 pi 2 po pourrait bien tenter sa chance dans la LNH dès la saison prochaine. L’objectif de Garth Snow est qu’Ilya Sorokin soit le gardien numéro un de l’équipe d’ici trois ans et les attentes sont très élevées dans son cas, lui qui pourrait représenter le sauveur de cette franchise qui stagne depuis des années.

CRAWFORD SACRIFIÉ ?

Artemi Panarin est à la recherche d’un nouveau contrat et il semble déjà évident qu’il touchera un salaire annuel moyen de six millions de dollars par saison. L’attaquant-vedette veut demeurer à Chicago, mais il faudra fort probablement sacrifier un joueur important de l’équipe pour permettre au directeur général, Stan Bowman, de conserver ses services. À Chicago, quelques analystes croient que les Blackhawks devraient se départir de Corey Crawford afin de faire de la place à Panarin. Scott Darling tient le fort en l’absence du gardien numéro un de l’équipe et il le fait avec brio, ce qui alimente les spéculations. Reste qu’échanger Corey Crawford serait un non-sens puisqu’il est un des meilleurs gardiens de la LNH, saison après saison. Si jamais les Hawks décident de le sacrifier, il est évident que les offres seront nombreuses alors que des gardiens de sa trempe ne se retrouvent jamais sur le marché des transactions.

UNE PREMIÈRE DATE

C’est à compter du 3 janvier que les équipes peuvent demander à un joueur qui détient une clause de non-mouvement de lever sa clause afin d’être exposé au repêchage d’expansion qui aura lieu en juin. La date limite pour faire une telle demande à un joueur est le 12 juin. Il y a 66 joueurs qui ont des clauses de non-mouvement qui ne peuvent pas être exposés au repêchage, mais cela ne veut pas dire que certains d’entre eux ne seront pas disponibles, si certaines équipes en font la demande. Reste qu’il est surprenant que les équipes aient déjà le droit de faire de telles deman­des plus de six mois avant le repêcha­ge d’expansion.