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«Les Québécois sont indignés», dit la FTQ

La centrale syndicale annonce ses priorités pour 2017

La FTQ attend notamment du gouvernement Couillard qu’il bonifie le Régime de rentes du Québec. «Il y a consensus à travers le pays et le Québec ne doit pas faire bande à part», dit le président Daniel Boyer. La centrale syndicale entend prendre activement part aux consultations à ce sujet prévues dès janvier.
PHOTO D'ARCHIVES, TOMA ICZKOVITS La FTQ attend notamment du gouvernement Couillard qu’il bonifie le Régime de rentes du Québec. «Il y a consensus à travers le pays et le Québec ne doit pas faire bande à part», dit le président Daniel Boyer. La centrale syndicale entend prendre activement part aux consultations à ce sujet prévues dès janvier.

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La campagne pour un salaire minimum à 15 $, la lutte contre les inégalités, la sécurité sur les chantiers, la bonification du régime des rentes et les transformations du marché du travail sont les priorités de la FTQ en 2017.

«Des emplois vont disparaître, d’autres vont être créés en raison des nouvelles technologies. Le gouvernement n’a pas le droit d’abandonner ces travailleurs et ces travailleuses, il doit les accompagner dans cette transition», a dit le président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Daniel Boyer, par communiqué, hier.

La plus grande centrale syndicale au Québec a annoncé ses priorités pour la prochaine année, et elle a fait le bilan, peu reluisant, de 2016.

«Les gens sont indignés des conséquences des coupes de ce gouvernement, dit Daniel Boyer, que ce soit dans l’aide aux élèves en difficulté ou dans les résidences pour nos aînés, ou encore de la hausse des tarifs de nos CPE. Si le gouvernement [provincial] a une réelle intention de remédier au mécontentement de la population, il devra notamment annoncer des réinvestissements rapides et suffisants en santé et en éducation.»

Le président de la FTQ invite le gouvernement de Philippe Couillard «à mettre en place un véritable dialogue social et à réparer les dégâts causés par ses politiques d’austérité des deux dernières années».

Gouvernement propatronat?

La FTQ estime que le gouvernement Couillard «penche toujours du même côté et c’est immanquablement du côté des associations patronales», après 31 mois au pouvoir.

La centrale syndicale estime que le gouvernement devrait profiter de l’annonce de la hausse du salaire minimum, en mai prochain, pour «se mettre en mode écoute face au vaste mouvement en faveur du salaire minimum à 15 $ l’heure et de doter d’un réel plan d’action pour sortir les travailleurs les plus démunis de la pauvreté».

La FTQ déplore également les modifications apportées aux régimes de retraite et de négociation dans le secteur municipal, estimant que le gouvernement «a bafoué» les droits syndicaux et constitutionnels des travailleurs.

Satisfaite de Justin, mais...

Sur la scène fédérale, la FTQ «salue le respect de certains engagements électoraux du gouvernement de Justin Trudeau». Mais elle entend talonner le premier ministre canadien de près afin qu’il livre l’ensemble de la marchandise annoncée.

«Nos attentes restent grandes, dit Serge Cadieux, entre autres, en ce qui a trait à l’assurance emploi, la structure du Tribunal de la sécurité sociale, le rétablissement du service postal à domicile et sur la réforme électorale.»

Les dossiers chauds de la rentrée

  • Salaire minimum à 15 $ de l’heure
  • Négociations touchant les régimes de retraite des employés municipaux
  • Priorités dans les réinvestissements de l’État à partir du surplus budgétaire