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Plus dangereux que jamais

Inspiré par Patrice Bergeron et Brad Marchand, Sidney Crosby marque maintenant des buts d’une autre façon

Même après 11 saisons passées dans la LNH, Sidney Crosby se dit encore en mode apprentissage.
Photo AFP Même après 11 saisons passées dans la LNH, Sidney Crosby se dit encore en mode apprentissage.

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Sidney Crosby ne dérougit pas. Bien qu’il ait raté six rencontres depuis le début de la saison, il partage le sommet des pointeurs de la LNH avec Connor McDavid, à 42 points.

Inutile de dire que le Canadien devra l’avoir à l’œil en cette veille du Jour de l’An.

Preuve de son rythme effarant, le capitaine des Penguins n’a été blanchi de la feuille de pointage qu’une seule fois en 16 matchs depuis le 26 novembre. De plus, avec 26 buts en 31 matchs, il se dirige allègrement vers la deuxième saison de 50 buts de sa carrière.

De l’aveu de Jacques Martin, Crosby est plus dangereux que jamais. Rencontré la semaine dernière lors de la visite des Penguins à Columbus, l’adjoint de l’entraîneur Mike Sullivan soutient que le joueur-vedette a ajouté une variété à son arsenal déjà bien garni.

Grâce à la coupe du monde

«Il marque plus de buts bas et proches du filet. Il a un bon revers. Il va au filet. Il saisit des rebonds, a énuméré Martin. C’est un aspect qu’il a ajouté à son jeu. Il le faisait avant, mais il était peut-être un peu moins dominant dans cet aspect.»

Le principal intéressé affirme n’avoir jamais été dans une aussi grande forme. Une forme physique attribuable, selon lui, à sa présence à la Coupe du monde... et à son absence de deux semaines en début de saison, en raison d’une commotion cérébrale.

«Jouer du hockey d’aussi haute intensité aussi tôt, ça prépare pour la saison régulière. Les niveaux de concentration et de détermination sont si élevés dans ce tournoi que tu essaies de les transposer en saison régulière», a-t-il indiqué lors d’un entretien en tête à tête avec l’auteur de ces lignes.

«J’ai également raté quelques semaines. Je ne savais pas dans quel état je reviendrais au jeu. Mais au bout du compte, ce fut peut-être bénéfique. Ça m’a peut-être permis de recharger les batteries», a-t-il poursuivi.

Une approche différente

L’expérience vécue à la Coupe du monde ne lui a pas seulement permis d’amener son intensité à un niveau supérieur. Elle lui a également permis d’en comprendre un peu plus sur le jeu. Comme s’il en avait besoin...

Depuis le début de la saison, on le voit transporter moins souvent la rondelle. Ce qui, en regardant la colonne des pointeurs de la LNH, ne semble pas l’avoir ralenti. Au contraire.

«Quand tu joues avec des gars intelligents comme [Patrice] Bergeron et [Brad] Marchand, tu les regardes de près et tu constates de quelle façon ils jouent. J’ai compris que, parfois, c’est aussi payant de laisser tes compagnons de trio s’occuper la rondelle. Il ne reste alors qu’à trouver les ouvertures et se placer aux bons endroits», a-t-il expliqué.

Encore en mode apprentissage

Après 11 saisons dans le circuit Bettman, dont cinq de plus de 100 points, il est donc encore possible d’apprendre?

«C’est ce que j’aime le plus de ce jeu. Il change constamment. Chaque année, les équipes vous affrontent d’une façon différente, a-t-il mentionné. Elles changent leur identité. Alors, comme joueur, c’est important d’évoluer aussi. L’esprit de compétition me force également à toujours vouloir m’améliorer.»

À sa quatrième saison dans l’organisation des Penguins, dont l’une à titre de conseiller spécial du directeur-général, Martin n’est pas surpris de la progression constante de l’athlète de 29 ans.

«C’est une de ses qualités exceptionnelles. Il est toujours l’un des premiers sur la glace, a louangé Martin. Il travaille sur des choses spécifiques avant et après les séances d’entraînement. En s’attardant aux petits détails, ça lui permet d’être le meilleur joueur au monde.»

Cette année, il semble que ce soit encore plus vrai que jamais.