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Les avocats et notaires du Québec reprennent le piquetage

Les avocats et notaires du Québec reprennent le piquetage
PHOTO d'archives

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En grève depuis maintenant 10 semaines, les avocats et notaires de l’État québécois (LANEQ) ont repris le piquetage mercredi matin à Québec sur la Colline parlementaire, devant le Conseil du trésor.

Concrètement, le but de cette reprise rapide des activités après le temps des Fêtes est «d’urger la reprise des négociations formelles», a indiqué le relationniste de l’équipe LANEQ, Sébastien Verret.

Près de 1000 des 1100 membres du syndicat se mobiliseront dès mercredi dans la Vieille-Capitale, mais aussi à Montréal. « Retourner au piquetage, ça signifie qu’on n’a rien réglé encore, a indiqué le président du regroupement des juristes, Jean Denis. Le gouvernement reste sur ses positions, et de notre côté, on veut notre indépendance. »

Tous déterminés

Le Conseil du Trésor n’entend pas jusqu’ici donner son accord à une réforme des négociations qui irait dans le même sens que les procureurs de la Couronne. Un fait incompréhensible, selon M Denis. «Pourtant, on anime beaucoup plus de dossiers , a-t-il constaté. Nous, ça se compte par dizaine de milliers, et les procureurs, par milliers.»

Une autre séance de consultation a eu lieu hier entre Édith Lapointe, secrétaire associée aux relations de travail en fonction publique du Conseil du Trésor, et le président. Celui-ci avoue d’ailleurs que le travail est toujours en cours.

«On est en train de débroussailler le terrain avec elle, cette rencontre a duré près de deux heures encore une fois», a-t-il rappelé.

Futur du dossier

Tous les membres de l’association syndicale ont signifié leur intention au gouvernement de continuer la grève même si les fonds monétaires s’épuisent. «On va persévérer quand même oui, même si il n’y a plus d’argent, a confirmé Jean Denis. Ce n’est pas vrai qu’on va continuer de la sorte.»

Les avocats et notaires se retrouveraient maintenant dans une situation particulière, selon le président, puisque l’État a moins d’options plus le temps avance. «Ils n’ont plus le choix de nous entendre, les membres ont tout de même déjà rejeté leurs propositions en forte majorité à 97 % en décembre.»

Au cours des prochaines semaines, M Denis poursuivra donc, en compagnie de ses collègues, une tâche qu’il qualifie d’énorme. Celle de convaincre les autorités en place d’accorder ce que les juristes veulent depuis le début : de nouvelles manières de négocier et un comité de rémunération efficace.

Une source gouvernementale se confie

Mercredi en début d’après-midi, une source gouvernementale ayant préféré garder l’anonymat a contacté Le Journal pour réagir. Celle-ci confirme que des rencontres de consultation ont bien eu lieu les 27 décembre et 3 janvier pour tenter de trouver des solutions.

Or, selon cette source, il aurait été entendu entre les deux parties de ne pas diffuser la nature des échanges. «C’était convenu et ça devait rester privé, a-t-elle indiqué. On a été surpris de voir le communiqué sortir. Ça nuit aux négociations.»