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Québec veut être à la table de négo si l’ALENA est renégocié

« Beaucoup d’emplois dépendent de cet accord », dit la ministre St-Pierre

<b>Christine St-Pierre</b><br /><i>Ministre des Relations internationales et de la Francophonie</i>
Photo Agence QMI, Simon Clark Christine St-Pierre
Ministre des Relations internationales et de la Francophonie

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Le Québec veut être assis à la table de négociation advenant une réouverture de l’ALENA.

«Le gouvernement fédéral doit comprendre qu’être à la table de négociation dès le départ, s’il y a renégociation, est fondamental et important pour le Québec. Il a joué un rôle majeur dans l’entente de 1988», dit la ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Christine St-Pierre. «Sans le Québec, il n’y aurait pas eu d’entente.»

La ministre St-Pierre s’adressait à son homologue fédéral, Chrystia Freeland, ministre du Commerce international, de passage à Montréal hier afin de prendre la parole devant le Conseil de relations internationales de Montréal (CORIM).

Des emplois en dépendent

La menace de réouverture de l’ALENA était à l’ordre du jour, à quelques semaines de l’investiture de Donald Trump comme président des États-Unis. «On regarde ça avec inquiétude, car beaucoup d’emplois dépendent de cet accord», dit Mme St-Pierre.

«Le Canada et les États-Unis ont une relation historique », a déclaré de son côté la ministre Freeland, et le libre-échange profite autant à un pays qu’à l’autre.

«Neuf millions d’emplois en sont tributaires aux États-Unis. C’est la relation économique la plus proche et la plus importante dans le monde.»

Il est important que le Canada conserve une relation professionnelle avec la nouvelle administration Trump, dit Chrystia Freeland. «Ce n’est pas une question de personnalités, mais de relations entre deux grands pays.»

Construire des ponts

La ministre Freeland a par ailleurs fait l’éloge du Canada, dernier bastion d’ouverture dans un monde en proie au protectionnisme, au nationalisme, voire au populisme, a-t-elle dit, «des tendances très dangereuses».

De tous les pays industrialisés, le Canada est le plus ouvert à l’immigration et aux échanges commerciaux, selon elle. «Le Canada est le meilleur endroit au monde où investir en ce moment. Nous voulons construire des ponts plutôt que des murs.»