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Des technos d’ici à Vegas

Elles veulent élargir leurs marchés au CES

Des technos d’ici à Vegas
Photo AFP

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Une quinzaine d’entreprises québécoises étaient au Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas, ce week-end, essayant de tirer profit de la mecque de l’électronique, qui en est à sa 50e édition.

Ces entreprises québécoises ont toutes une volonté commune: percer le marché international.

«Nous nous y attaquons dès le printemps, à commencer par les États-Unis», dit Alexis Boyer, porte-parole de Smartika, une entreprise montréalaise qui conçoit et fabrique des produits pour la maison intelligente. Elle est la filiale laboratoire d’Artika, la maison-mère établie à Dorval qui compte une centaine d’employés.

Discuter avec des « géants »

«Le CES est un événement incontournable pour les entreprises en électronique», poursuit Alexis Boyer. Les produits de Smartika sont déjà distribués en ligne et dans les Réno-Dépôt. «Nous avons une volonté d’expansion internationale. Pour nous, c’est très important d’être ici. Notre kiosque présente nos produits pour la maison intelligente, de l’éclairage et du chauffage, notamment, qui sont devenus très accessibles.»

La maison intelligente est en voie de démocratisation, dit-il, ses produits devenant de plus en plus grand public. Le CES consacre cette année toute une section au créneau «smart home».

«C’est une grosse année pour ce secteur. Il y a beaucoup de mouvements dans l’industrie, de gros joueurs qui s’activent, les Amazon, Samsung ou Apple. On a des discussions avec ces géants. Ici, c’est possible pour une entreprise de taille modeste, avec des produits innovants, de jouer dans la cour des grands. Il y a une quantité phénoménale d’entreprises représentées. C’est une rampe de lancement.»

Alexis Boyer y croise beaucoup de Québécois, des investisseurs comme des acteurs institutionnels, comme des représentants de la Caisse de dépôt et placement du Québec, qui a fait du secteur technologique une de ses priorités.

Grand public

C’est justement pour rejoindre un public plus vaste que Dominique Poupart, chef de produit chez Simaudio, vient chaque année au CES. Cette année, la firme de Boucherville, un fabricant de récepteurs audio haut de gamme, lance un amplificateur valant

160 000 $! L’entreprise, qui emploie 35 personnes, conçoit et fabrique une trentaine de différents modèles d’amplificateurs, de lecteurs CD et tous les autres produits qui constituent une chaîne Hi-Fi de grande qualité, hormis les haut-parleurs. «On vend dans 43 pays», dit Dominique Poupart.

«En venant au CES, on veut élargir notre notoriété. On est très connus dans le milieu audiophile, celui des passionnés. On cherche davantage d’exposition et le CES est parfait pour ça. Il y a une très grande couverture médiatique.»